Trois clés pour s’épanouir, se respecter et éviter les relations toxiques

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Ces derniers temps, je dois dire que je n’ai jamais autant appris de choses sur la vie, les gens et les relations. Sur mon chemin inondé de lumière, il y a parfois des petits cailloux, mais plus de grosses pierres. Je me sens libre pour observer un peu ce que je vois autour de moi, d’un regard neutre et bienveillant. C’est ainsi que j’ai eu une idée d’article, suite à cette observation qui est d’abord partie de moi-même.

La plupart des gens sont tellement inconscients et blessés par leurs failles du passé, qu’ils attirent et orchestrent des relations toxiques.

Je me suis reconnue dans cette phrase, bien évidemment ; maintenant que je le sais, je peux y réfléchir et l’accepter. C’est presque comme si chaque jour, j’apprenais un nouvel enseignement. J’aime cette nouvelle richesse.

Contrairement à ce que beaucoup de personnes pensent dans ce monde, la richesse n’est pas de posséder un maximum d’argent. Oh non, l’argent n’a pas cette fonction-là. Cette idée provient de la corruption et du matérialisme.

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En vérité, la richesse est toute notre nature essentielle, qui se trouve au plus profond de chacun de nous. Certains parviennent à exprimer cette richesse intérieure et à la répandre, grâce à leur humilité et leur sagesse. D’autres n’y parviennent absolument pas, et préfèrent exposer des faire-valoir humains ou matériels, grâce à leur superficialité et leur inconscience. Chacun est libre de choisir son chemin.

Pour ceux/celles qui expriment naturellement leur richesse intérieure, le chemin sera peut-être parfois semé d’embûches et de difficultés. Mais, au final, ils comprendront un jour qu’à travers tout ce passé assez sombre et nébuleux, ils pourront trouver les réponses à leurs questions et à leurs failles.

Ce sont souvent ces mêmes personnes, avec une belle personnalité et de belles valeurs, qui attirent les êtres et les relations toxiques. Cela peut être vraiment douloureux, mais sachez qu’on en ressort grandi(e) et plus fort(e) à chaque nouvelle épreuve. Le tout, c’est de prendre conscience de ce qui ne va pas dans notre vie, et de voir les solutions pour y remédier, d’abord à court terme, puis à long terme.

Une relation toxique est une interaction entre deux personnes, qui vous accable plus qu’elle ne vous épanouit, et vous prend du temps et de l’énergie.

Bien sûr, il y a plusieurs configurations de relations toxiques, mais ce n’est pas l’objet principal de cet article. Vu le thème de ce blog, je vais m’intéresser principalement à la dynamique de l’emprise, avec comme autre protagoniste une personne toxique. Le pervers narcissique fait partie des personnes toxiques, mais il existe encore d’autres profils psychologiques utilisant la manipulation.

Si vous êtes actuellement en couple, mais que vous ne vous sentez pas épanoui(e) dans votre relation et votre quotidien, vous pouvez éventuellement faire ce test très pertinent, qui permet de définir si on est sous l’emprise d’une personnalité toxique, ou non. Pour affirmer que l’autre est structurellement toxique, il faut obtenir au minimum 15 propositions sur les 25 établies. Voilà le test, il a été créé par l’Association CVP (Contre la Violence Psychologique) : Etre (ou non) sous emprise.

D’autre part, je veux surtout répondre à cette problématique : lors d’une nouvelle rencontre, peu importe le domaine, comment repérer les comportements toxiques et la manipulation ? Comment définir et faire respecter ses limites personnelles ?

Comme dit Christel Petitcollin dans son livre Échapper aux manipulateurs, les solutions existent ! :

Le respect ne se demande pas, il s’impose.

     1) Prendre conscience de ses failles.

12445_233545220922_233512630922_4662796_3882278_nBien souvent, les personnes qui vivent sur le long terme des relations toxiques ont une immense faille appelée DÉPENDANCE AFFECTIVE. Cette faille trouve son origine directement dans le passé de l’individu, et particulièrement dans son enfance. C’est une fragilité qui a pu être exacerbée lors de l’adolescence, puis confirmée à l’âge adulte. Les causes de cette faille peuvent être multiples, et elles sont propres à chaque personne.

Ainsi, cette faille constitue une propension à être « addict » à l’amour et/ou à l’amitié. Elle est souvent rattachée à une PEUR DE L’ABANDON, à un MANQUE AFFECTIF, et à une PEUR DE LA SOLITUDE. Ce sont les peurs qui nourrissent le plus fréquemment la dépendance affective, bien qu’il puisse y en avoir d’autres.

Considérons surtout la dépendance affective dans le cadre des relations amoureuses, car c’est là qu’elle est le plus mise en lumière, en général. Ainsi, un grand nombre de femmes, mais aussi d’hommes, fonctionnent selon un mode relationnel empreint de dépendance affective et de peur, par exemple :

– un homme/une femme qui reste célibataire, tout en ayant une peur panique de faire des rencontres.

– un homme/une femme qui enchaîne les aventures sans lendemain, ou de quelques semaines maximum, sans pouvoir s’arrêter même si il/elle en souffre.

– un homme/une femme qui enchaîne des relations amoureuses de plusieurs mois/années, mais qui sont systématiquement des relations toxiques au « scénario catastrophe, voire mélodramatique », avec toujours les mêmes schémas inconscients.

Ce ne sont là que trois exemples qui me venaient à l’esprit, parmi d’autres. Les trois cas de figure ont le point commun de ne pas parvenir à s’épanouir, à cause d’une trop grande blessure souvent enfouie.

Pour « soigner » la dépendance affective, il faut avant tout en prendre conscience, puis l’accepter et remettre en question nos vieux conditionnements de l’enfance. L’aide d’un(e) psy est pratiquement indispensable pour pouvoir faire ce travail sur soi-même.

     2) Définir ses limites, ses besoins et ses repères.

Une fois qu’on a réalisé que la dépendance affective et les autres failles rattachées étaient ce qui nous faisait plonger les deux pieds en avant dans des relations toxiques, il est important d’apprendre à s’écouter soi-même, avant d’écouter les autres.

Lors des situations de dépendance et/ou d’emprise, quand nous avons une question, nous avons tendance à aller quémander la réponse à l’autre, parce que nous ne faisons pas assez confiance à notre capacité de discernement et de jugement. Pourtant, personne d’autre que nous ne peut répondre à notre place, puisque la réponse est en nous et que l’autre ne connaît pas nos réels besoins. D’ailleurs, personne ne devrait ainsi nous prendre en charge, à l’âge adulte, car cela est infantilisant. Les autres sont là uniquement pour nous conseiller, pas pour répondre à la question à notre place.

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Un proverbe à vous répéter 😉 soyez vous-même votre propre ami(e).

De plus, la propension à attirer des relations toxiques à soi est souvent due au fait que l’on a peur de se retrouver seul(e) en tête-à-tête avec soi-même. On craint inconsciemment de faire face à nos failles et blessures du passé. C’est ainsi que les personnes dépendantes affectives semblent perpétuer indéfiniment leurs vieux schémas inconscients. Elles s’oublient elles-mêmes dans des relations qui amoindrissent leur épanouissement, mais qui leur offrent l’illusion de combler un manque affectif ancien et inconscient.

Voilà comment, tant qu’on traîne la dépendance affective comme un boulet bien accroché à la cheville, on mendie désespérément des miettes d’affection à quelqu’un qui lui-même a des failles similaires ou différentes des nôtres.

Dans le cas d’une relation avec un pervers narcissique, c’est réellement le summum de la mendicité … le PN étant incapable de la moindre particule d’amour, tout ce qu’il nous offre est un magnifique plat de couleuvres dont on redemande inlassablement une part, encore et encore. Sans oublier, le superbe mirage qu’il nous offre sur un plateau d’argent.

Ainsi, à cette étape du travail sur soi, il est essentiel de :

  • Définir DES REPÈRES. Cela commence d’abord par soi-même, accepter de découvrir qui nous sommes réellement sans plus avoir peur de ce qu’on pourrait comprendre. Puis, accessoirement, créer pour soi un environnement agréable : décorer et ranger sa maison/son appartement, faire le tri dans ses relations régulièrement, prendre soin de soi … etc.
  • Apprendre à cerner et verbaliser NOS BESOINS PERSONNELS. Pour cela, je pense qu’il faut surtout apprendre à écouter notre petite voix intérieure (l’intuition), et aussi se poser les bonnes questions. De plus, il faut réaliser qu’on n’a pas absolument besoin d’être en couple pour être heureux. Le bonheur commence déjà par soi-même. Etre en couple n’est pas la condition indispensable pour être heureux. Ne vous accrochez pas désespérément au premier venu qui daigne vous adresser la parole ; vous risqueriez d’être aveuglé(e) par la dépendance affective, et de perdre tout discernement.
  • Définir NOS LIMITES, en nous basant sur nos relations passées. Pour cela, je vous conseille de commencer par écrire dans un cahier, un carnet, un journal intime, un agenda, sur une feuille volante … une liste intitulée « Ce que je ne veux plus dans mes relations ». C’est vrai, c’est toujours plus simple de savoir ce que l’on ne veut plus, que ce que l’on veut 😉 Alors, commencez par le plus facile. Vous pouvez organiser cette liste sous forme de tirets, par exemple. Puis, une fois établie, gardez toujours cette liste à portée de main. Vous pourrez un peu plus tard, peut-être, créer une nouvelle liste, cette fois intitulée « Ce que je souhaite dans mes relations ».

Une fois toutes ces bonnes résolutions mises en place, vous vous sentirez sûrement plus léger(e) et plus épanoui(e). Bien sûr, je vous rassure : cela peut prendre un peu de temps, et se faire sur quelques mois, voire quelques années. Rome ne s’est pas construite en un jour. C’est pour cette raison qu’il ne faut surtout pas vous mettre la pression ni vous juger, si vous avez du mal à mettre en pratique certaines choses. Chacun avance à son rythme. N’oubliez pas, soyez aussi bienveillant envers vous-même que vous le seriez avec votre meilleur(e) ami(e).

     3) Apprendre à repérer la manipulation, et le triangle victime – bourreau – sauveur.

Ah, ce fameux triangle de Karpman, aussi appelé triangle dramatique … il est tellement omniprésent dans nos relations, que je pense y consacrer un article entier dans un avenir proche.

Mais, ici, je vais plutôt vous donner des clés précises pour démasquer puppet on a stringd’éventuels spécimens malveillants, dans le genre vampire, qui tenteraient de vous manipuler. Je vais employer le terme « manipulateur » pour signifier « celui/celle qui pratique la manipulation comme art de vivre » ; cela dit, en écrivant cela, je pense particulièrement au profil pervers narcissique, que je connais comme ma poche … Mais, pour rappel, plusieurs profils psychologiques peuvent utiliser la manipulation ; il y a des séducteurs en tout genre.

Bien sûr, ne nous voilons pas la face : il est toujours plus simple de repérer la manipulation, lorsqu’on en a fait les frais dans le passé et qu’on a accepté d’avoir été victime. On ne comprend bien que les choses que l’on a réellement vécues, paraît-il. C’est certain, cela facilite la tâche.

Pour autant, je pense que faire de la prévention n’est pas inutile, puisqu’on dit qu’il vaut mieux prévenir que guérir. Alors, que vous en ayez déjà fait les frais ou pas, la manipulation peut clairement se repérer. Voici quelques conseils, tout droit sortis de mon expérience personnelle.

  • Conseil n° 1 : écouter sa petite voix intérieure, car l’intuition ne nous ment jamais. On dit aussi souvent que la première impression est la bonne, et cela rejoint l’idée précédente. J’avoue que dans mon cas, la première impression a toujours été la bonne, au final … Regardez vos anciennes relations, ou vos relations actuelles, et vous verrez. Ainsi, si dans votre tête résonne un signal d’alarme dans le genre « Je ne sais pas pourquoi, mais je ne sens pas cette personne … », « Je ne saurais pas dire quoi, mais quelque chose me bloque … », ou tout autre malaise flou sur lequel vous n’arrivez pas à poser de mots … c’est qu’il y a bien une raison. LA phrase à chasser définitivement de votre esprit : « Mais non, je me fais des films, je suis parano, il/elle est gentil(le) … », ou « Mais non, je ne peux pas croire qu’il/elle soit comme ça, je dois affabuler … » = PLUS JAMAIS. Prenez au sérieux ces signaux d’alarme, qui sont souvent l’indicateur d’une ou plusieurs incohérence(s) dans l’attitude et dans le discours de la personne.
  • Conseil n°2 : apprendre par cœur le proverbe « Trop beau pour être honnête » (ça va, il ne contient que cinq mots). Pour cela, se le coller sur le front en post-it jusqu’à ce que ça rentre 😀 enfin, peut-être pas sur le front parce qu’on ne peut pas le voir, et que si on sort, les autres personnes vont nous regarder bizarrement. Mais vous pouvez le coller sur le frigo, sur le miroir de la salle de bain, sur la télé … etc n’importe où, tant que vous finissez par l’intégrer. Pour ma part, je crois l’avoir intégré. Croyez-moi, quand la personne vous promet monts et merveilles, se vend un peu trop comme si il/elle voulait que vous l’adoptiez sur le champ … c’est qu’il y a une arnaque. Si la personne vous semble : trop polie, trop généreuse, trop souriante, trop sympathique, trop sûre d’elle, trop prévenante, trop aimable, trop séduisante … etc bref, si il/elle est dans l’excès, il faut clairement se poser des questions. Avec mon regard toujours bienveillant mais bien aiguisé, à présent, je remarque que la majorité des gens ont oublié que le proverbe « Trop beau pour être honnête » existait. Résultat : la plupart des gens se font littéralement lobotomiser le cerveau par les manipulateurs et les manipulatrices. Tout cela parce que ces gens se laissent influencer, et qu’ils oublient qu’ils ont une capacité de discernement, des yeux, des oreilles … Mesdames, mesdemoiselles, messieurs : arrêtez de croire au prince charmant ou à la merveilleuse princesse, les contes de fée n’existent que dans les dessins animés et dans les films. Rien ne peut être parfait, féerique, mirifique sans un retour du bâton. La séduction poussée à l’excès est un leurre. Si c’est trop parfait, creusez un peu derrière les apparences ; vous risquez d’avoir des surprises.
  • Conseil n°3 : regarder d’abord les actes, pas les paroles. C’est bien gentil les beaux discours, mais si ce n’est que du flan, à quoi bon les écouter ? Méfiez-vous du chant des sirènes. Les manipulateurs et séducteurs en tout genre, dont les pervers narcissiques évidemment, usent et abusent de la séduction, des belles paroles, des mots d’amour … etc, sans que rien ne suive derrière. Ils sont même prêts, au début de la relation, à vous couvrir de cadeaux et de promesses pour vous acheter. De plus, ces individus mentent comme ils respirent, sans aucun scrupule. Leur devise pourrait être « Je l’ai dit, alors c’est vrai ! ». C’est ainsi qu’ils peuvent vous raconter une belle histoire bien ficelée pour vous endormir, quitte à s’inventer une vie ou un passé mirobolant, devant votre air ébahi d’admiration … sauf que ce que vous admirez est une illusion, c’est encore une fois un mirage. Laissez les magiciens en herbe et les illusionnistes en tout genre faire leurs tours de passe-passe à qui veut bien l’entendre, mais ne prenez jamais les paroles d’une personne que vous venez à peine de connaître pour argent comptant. Jamais. Appliquez la célèbre devise « Je ne crois que ce que je vois ».
  • Conseil n°4 : se méfier de l’approche du sauveur. C’est souvent ce rôle-là du triangle de Karpman qui apparaît le plus visiblement, au premier abord, chez les manipulateurs/manipulatrices. Attention aux phrases typiques du sauveur, comme « Je vais t’aider ; maintenant que je suis là, tu n’as plus de souci à te faire, je ne veux que ton bonheur ». Les tentatives d’approche du sauveur sont de véritables intrusions dans votre vie intime, personnelle et psychique. C’est déjà un non-respect de votre individualité en vous infantilisant de la sorte ! De plus, si le manipulateur vous aide, sachez que ce n’est jamais gratuit et qu’à ses yeux, vous avez alors une dette à vie envers lui/elle. N’acceptez pas que quelqu’un fasse votre travail ou règle vos problèmes à votre place. A l’âge adulte, chacun doit se prendre en charge et devenir l’acteur de sa propre vie. N’hésitez pas à dire, avec un peu plus de tact que moi : « Occupe-toi de ton c**. ». Version soft, ça peut donner « Merci pour ta proposition d’aide, mais je ne t’ai pas demandé de m’aider, alors je vais m’en charger moi-même ; ce sont mes affaires. ».
  • Conseil n°5 : se méfier du discours de la victime. Et paf, voilà très vite le deuxième rôle joué par le manipulateur/la manipulatrice. C’est souvent des plaintes ou des pleurnicheries comme « La vie a été dure et injuste avec moi dans le passé, j’ai vécu des événements difficiles … », quitte à mentir et déformer la réalité, évidemment. Puis, vient immanquablement le discours pour vous faire culpabiliser : « Tu te rends compte de ce que tu me dis/fais, après ce que moi j’ai fait pour toi ? C’est comme ça que tu me remercies ? Tu es vraiment injuste, égoïste, méchante avec moi … Je suis vraiment déçu(e) de ton comportement … ». N’acceptez jamais d’écouter de telles élucubrations venant d’une personne que vous connaissez à peine (et même d’une personne que vous connaissez depuis longtemps). Personne n’a le droit de vous faire porter une culpabilité qui n’est pas à vous. De plus, si l’autre en face de vous pleurniche trop sur son sort, interrompez-le avec une phrase comme « Et sinon, qu’est-ce-qui va bien dans ta vie ? ». Partez du principe que quelqu’un de sensé, honnête et intègre, ne vous raconterait pas au bout de deux jours les pires drames de son enfance ou de son adolescence.
  • Conseil n°6 : chasser les oiseaux de mauvaise augure. Les manipulateurs, comme les pervers narcissiques, ont la fâcheuse manie de communiquer régulièrement leur pessimisme nauséabond. Tout cela dans le but de vous faire peur … Bouh ! oui, les pervers narcissiques par exemple, sont profondément immatures et infantiles … Ils vous font une sorte de chantage nébuleux, très flou, où ils vous prédisent les pires malheurs si vous ne faites pas telle ou telle chose. « Si tu prends l’autoroute, tu risques d’avoir un grave accident à cause de la vitesse, surtout que tu viens d’avoir ton permis ! Tu devrais m’écouter et prendre la route nationale, conseil d’ami. » => cet exemple de remarque est une tentative de contrôle : si vous lui obéissez, le manipulateur aura gagné une première victoire sur vous, et n’hésitera pas à recommencer dans un futur très proche. N’acceptez pas de vous faire diriger de la sorte, sous couvert de conseils soi-disant bienveillants, et faites plutôt appel à votre capacité de discernement. Vous êtes capable de déplacer des montagnes, contrairement à ce que le manipulateur veut vous faire croire.
  • Conseil n°7 : relever les éventuelles contradictions et incohérences dans ce que la personne vous raconte. Si cette personne a tendance à retourner sa veste et pratiquer la communication paradoxale, raisonnez de façon pragmatique. Mettez-la dès que possible face à son incohérence, en citant ses paroles, par exemple. Dites-lui : « Je ne comprends pas : il y a deux jours, tu me disais que ton ex conjoint(e) avec qui tu étais marié(e) s’appelait X, et aujourd’hui tu me dis qu’il/elle s’appelle Y ? ». Ceci n’est qu’un exemple. Si la personne s’énerve, s’impatiente, ou tente de noyer le poisson, c’est que vous avez probablement affaire à un(e) mythomane, voire à un manipulateur ou une manipulatrice. Et peut-être même, un(e) pervers(e) narcissique ; mais je rappelle que la mythomanie et la manipulation ne sont pas des caractéristiques suffisantes à elles seules pour poser un tel « diagnostic ». Enfin, si votre clairvoyance fait se transformer votre interlocuteur en bourreau/persécuteur, autrement dit en harpie, c’est que celui-ci a forcément quelque chose à cacher et à se reprocher.
  • Conseil n°8 : vérifier si le langage non verbal est en accord avec le langage verbal. Si en présence de votre interlocuteur, vous ressentez un malaise diffus, cela provient sûrement en partie du fait qu’il y a un décalage entre ses paroles et son langage non verbal. Exemple, si la personne vous dit : « Je suis ravi(e) que tu aies gagné ce concours … », mais qu’elle a un rictus sarcastique à la fin de sa phrase ou se met soudainement à bouder, c’est qu’il y a de l’hypocrisie dans l’air. Demandez un éclaircissement sur cette mimique paradoxale ; si l’autre monte sur ses grands chevaux et part dans un monologue théâtral, vous avez sûrement touché un point sensible.
  • Conseil n°9 : attention aux sympathies trop rapides et aux contacts répétés. D’une part, si la personne vous sollicite très souvent dans une journée et que cela vous dérange, posez des limites. Ne vous sentez pas obligé(e) de répondre à ses messages et appels dans la minute, il n’y a pas le feu au lac ! 😀 La patience, normalement, tout adulte a dû l’apprendre en étant enfant. Cela dit, les manipulateurs ne tolèrent aucune frustration et n’ont donc aucune patience ; si vous êtes face à un spécimen de ce genre, vous allez vite le remarquer … D’autre part, si vous voyez cette personne en réel, voyez si il/elle a tendance à vous faire du « rentre-dedans », ou encore à vous toucher le bras assez régulièrement. Si c’est le cas, sachez que c’est une technique de manipulation parmi tant d’autres : cela provoque un sentiment de confiance chez la personne qui est touchée physiquement, et peut ainsi faire baisser sa garde.
  • Conseil n°10 : pratiquer la rétention d’informations. Cela dans le but de ne pas trop en dire sur vous, à quelqu’un qui pourrait éventuellement être malveillant. Quand on rencontre quelqu’un pour la première fois, on ne sait pas trop à qui on a affaire ; le principe de précaution est de mise. Ainsi, restez évasif(ve) et ne parlez que de la pluie et du beau temps, en quelques sortes. Ne vous confiez pas trop vite. Attendez de bien connaître la personne, qui vous aura prouvé que vous pouvez lui faire confiance. A mon sens, on peut confier des choses plus intimes et personnelles, si on connaît la personne depuis plusieurs mois et qu’elle ne nous a pas causé de tort. L’erreur à ne pas faire, c’est de se confier intimement au bout de quelques jours, par exemple. Méfiez-vous des manipulateurs, car ils tentent de vous mettre en confiance dès les premiers jours, en faisant mine de se confier eux-mêmes et en feignant la sympathie … Mais leurs confidences sont souvent d’énormes mensonges, car eux ne veulent jamais se dévoiler ; c’est juste un piège qu’ils vous tendent.

Voilà, en trois points, les conseils que l’on peut retenir pour être plus en harmonie avec soi-même, se respecter et apprendre à observer l’attitude de nos interlocuteurs pour contrer toute tentative de manipulation. Bien sûr, cela est une énumération assez complète, mais non exhaustive.

Nous ne rencontrons pas tous les jours des manipulateurs, ni des pervers narcissiques, c’est certain. Mais, de temps à autres, l’éventualité d’en croiser un(e) existe pour chacun d’entre nous ; ainsi, c’est une bonne chose d’apprendre à démanteler les stratégies typiques de la manipulation.

Je peux même vous dire que si vous suivez ces dix conseils à la lettre, face à un pervers narcissique ou tout autre profil utilisant la manipulation, cet individu-vampire va vite être effrayé par la lumière de votre clairvoyance, et pourrait même finir par prendre la poudre d’escampette. Si vous êtes trop dubitatif(ve) devant les affabulations d’un(e) manipulateur/manipulatrice, vous ne serez pas une proie docile pour lui/elle, et il/elle va vite s’énerver 😉 Ce sera même limite comique, après coup. L’attitude qui irrite le plus les manipulateurs et les pervers narcissiques, c’est de faire preuve de sang-froid et de discernement face à eux. Ainsi, vous n’êtes plus manipulable et encore moins malléable ; le vampire n’aura plus qu’à se mettre en quête à nouveau pour trouver une autre cible.

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7 réflexions sur “Trois clés pour s’épanouir, se respecter et éviter les relations toxiques

  1. Très bon article, complet sur ce qu’il y a à savoir pour tracer sa route bien à l’abri des vampires pervers narcissiques et en pleine lumière 🙂

    Notre vampire a bien 3 ennemis jurés :

    1) Les limites : essentiellement caractérisées par le mot « NON » que ce triste sire ne saurait entendre ! Il ne supporte pas l’opposition, qui l’empêche de mener à bien sa besogne destructrice et offre un trop grand pouvoir à la victime qui est dans sa ligne de mire. Dites NON et vous verrez le masque tomber.

    2) Le temps : les effets hypnotiques du vampire doivent être à prise rapide. Vous devez tomber dans son piège pseudo amoureux à la vitesse de la lumière car dès la nuit tombée, son vrai visage se dévoile. Celui d’un être acariâtre, rempli de haine, d’envie et de jalousie, incapable d’apprécier qui que ce soit ou quoi que ce soit si ce n’est le mal qu’il répand autour de lui et le sang qu’il puise directement à la gorge de ses victimes.

    3) Et pour finir, son adversaire le plus coriace… car au fond Mr le Vampire sait qu’il ne pourra JAMAIS l’éradiquer : l’Amour ! Oui, l’Amour avec un grand A, le vrai, celui qu’il ne peut ni donner, ni recevoir et dont il cherche à priver toutes les personnes qui l’approchent. Le véritable amour, celui qu’on a pour soi, qui nous conduit sur le chemin du respect et de l’estime de soi est votre collier d’ail anti-pervers narcissiques et autres personnalités toxiques. Arborez-le fièrement et conservez-le avec vous à tout instant !

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    • Merci Scarlett, pour ce petit complément d’information à mon article.
      Tu as parfaitement raison quand tu dis que le pervers narcissique (ou vampire) déteste les limites, le temps et l’amour. Comme cela le renvoie directement à ses propres failles, il en a même peur.
      C’est justement parce que le PN n’a aucune limite, aucune patience et aucun amour en lui. Ce sont des notions inconnues pour lui, tout comme le respect, l’amitié et la famille.
      La métaphore du « collier d’ail » est pas mal, à garder toujours avec soi en effet 😉 Les solutions sont toujours en nous-mêmes, ainsi que nos plus belles ressources.

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  2. Merci pour cet article tres explicite, à sa lecture je comprend encore certains aspects qui m’échappaient , c’est tres vrai concernant la clairvoyance et la lumiere qu’elle projette sur la situation.
    Merci pour le JAMAIS, ô combien ça fait du bien de le lire par ailleurs, (car on finit tellement par douter parfois..) (Quand on grandit dans une famille parentalisée (et grand-parentalisée) par un pn et son conjoint lâche/complice/aveugle mais faudrait vraiment le faire exprès quand même non?) on ne nous inculque pas ces notions de protection de soi. Bien au contraire, ca fabrique des êtres parfaits pour le pn suivant (futur gendre, patron, etc…)
    Bien vu l’ail!
    Merci à ce blog, solidarité avec tous ses lecteurs et son auteur.

    Aimé par 1 personne

    • Bonsoir,

      Je suis très contente que cet article ait été utile pour vous 🙂
      Oui, le doute, on passe tous par là au début, ça met du temps à partir … il faut du temps pour ne plus douter de perceptions qui sont pourtant vraies, l’emprise abîme certainement notre psychisme. Puis l’évidence s’impose et on comprend que nous avons raison. Que c’est le doute que l’autre personne devrait ressentir, que nous portons à sa place, en quelques sortes.

      Merci vraiment pour ce retour positif, courage à vous.

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  3. Le pire je trouve dans une configuration de couple ou l’autre donne l’illusion de nous aimer, pour mieux nous humilier, ( à la différence d’un rapport parent-enfant ou l’emprise est Deja reelle et ou le parent pn na pas besoin de phase de séduction et de nous faire rêver ), c’est que la proie victime de cette arnaque sentimentale est constamment dans le doute. Elle sent bien que dans le non verbal quelque chose cloche, mais elle ne sait pas très bien quoi. Il est impossible pour un non-pn d’envisager meme que cela puisse exister ( avant d’en avoir connu, Apres on est au courant que cela existe) , donc on doute des intentions de notre conjoint mais Immédiatement apres, on se dit  » mais non c’est moi qui suis parano, je vois du mal partout, je dois etre bien mauvaise pour projeter un doute de malveillance sur mon conjoint, etc…. » . On doute enormement. On refuse cette évidence : plus il dit nous aimer (tout en nous maltraitant sournoisement psychologiquement), plus il se moque de nous ouvertement.
    C’est tres cruel de faire croire à l’amour pour mieux nous détruire.
    Ce qui me tue c’est que mon ex ( il est psychologue, laissez moi rire) était au courant que j’ai perdu ma mere enfant et que c’est ma belle mere pn qui ma maltraité durant toutes ces annees qui m’a  » élevée ». Il a compatis, traité ces gens de tous les noms, se posait en sauveur, pour au final 3ans apres m’avoir fait exactement la même chose ( sans la violence physique). Ca me fais enormement de peine. Il a du bien rigolé de moi, il doit se sentir tellement heureux de m’avoir déstabilisée et fait souffrir intensément encore plus, alors que la vie s’en était Deja chargé.
    Cela dit ma responsabilité est engagée car si je m’étais ecoutee depuis le début , mon intuition me hurlait quil était louche. Seulement je ne savais pas vraiment pourquoi je devais me méfier. Maintenant je sais.
    Plus jamais. Tant pis je préfère rester seule a vie si je ne peux stopper mon aimant a pn.

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    • Je ne peux que comprendre, car je suis passée par pratiquement toutes ces étapes. J’ai bel et bien connu quelqu’un comme ça, pn ou pas peu importe, mais avec une telle propension à franchir toutes les limites de l’acceptable, une perversité, de la méchanceté gratuite sans fin. Oui, il y a de la cruauté chez ces gens-là, nous sommes d’accord. Leur cœur est en glace, c’est comme un iceberg. Toute la subtilité de la manipulation réside dans le fait de faire croire à l’autre, au début, qu’on veut l’aider, qu’on ne lui veut pas de mal, qu’on est d’accord avec tout ce qu’il pense et dit. Puis vient le moment du « je retourne ma veste », comme dans la chanson ^^
      On ne peut pas refaire l’histoire, et ça nous le savons bien, alors il faut vraiment transformer tout ce qui est négatif en positif. Mais aussi, et surtout, garder espoir, se battre chaque jour pour reprendre sa liberté, pour reprendre tout ce qu’il/elle nous a volé. Je sais que c’est possible, je vous le dis, même si au début on ne voit pas le bout du tunnel. Oui des aimants à pn et autres tordus, ne nous voilons pas la face, nous en sommes probablement, mais ce n’est pas une fatalité ! Tout simplement pour cette raison : pourquoi n’aurions-nous pas droit à un bonheur authentique ? Il y a tant d’hommes autour de nous qui passent sans qu’on les voie, et la plupart sont tout-à-fait droits dans leurs bottes. Il y a quelques tordus qui croisent notre chemin, mais ceux-là, nous pouvons les ressentir si nous écoutons notre intuition, et les fuir. Il faut être catégorique, je le pense sincèrement, un(e) pn est inoffensif(ve) si nous devenons plus fort(e) que lui, si nous savons les contrer par le silence, ou exceptionnellement par la contre-manipulation. Les situations les plus complexes peuvent devenir bien simples, si on les regarde d’une autre façon.

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  4. Pingback: Écho# 66- Méfiez-vous des comportements toxiques – leamaya

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