Le pervers narcissique, un enfant coincé dans un corps d’adulte

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Pourquoi Bob l’éponge comme image d’illustration ? Parce que je ne savais pas trop quoi mettre d’autre, puis j’ai trouvé qu’il cadrait bien avec le sujet de l’immaturité.

Ces derniers temps, j’ai écrit des articles pour aider à se respecter, s’épanouir et à mieux écouter son intuition. J’aime bien écrire ce genre d’articles, parce qu’ils nous invitent à nous recentrer sur nous-mêmes, chose que l’on ne fait souvent pas assez … surtout quand on a passé des mois, des années à s’oublier dans une relation toxique et destructrice.

A d’autres moments, j’aime bien aussi aborder une nouvelle facette du profil psychologique pervers narcissique, tout simplement parce que la connaissance de ce profil est essentielle pour chacun. Si on sait que de telles personnes existent, on les repérera bien plus vite que dans le passé, et on saura à l’avenir mieux s’en prémunir, en toute connaissance de cause.

t-shirts-a-message-et-utilisation-de-verlan-sont-des-signes-d-immaturite_126920_w300Je vais donc aborder le sujet de l’immaturité chez le pervers narcissique … parce qu’il y a beaucoup à dire sur cette notion.

Avant toute chose, petite précision : si tous les PN sont des individus immatures, tous les individus immatures ne sont pas des PN. Bien sûr, il existe des personnes qui se comportent à l’âge adulte comme des enfants, incapables de se prendre en charge et d’assumer leurs responsabilités. Mais ceux-là n’ont à priori rien de pervers narcissique. Vraiment, le pervers narcissique est un cas à part.

Ainsi, l’immaturité n’est pas une caractéristique exclusive au PN. Bien que, à mon sens, tous les PN sont des individus profondément infantiles et enfantins.

L’idée de cet article m’est venue de ma première lecture sur le sujet des pervers narcissiques : Échapper aux manipulateurs, les solutions existent ! ; livre dans lequel Christel Petitcollin aborde largement l’immaturité chez le manipulateur. D’ailleurs, c’est bien le portrait du pervers narcissique qu’elle brosse dans son ouvrage, malgré l’emploi du terme « manipulateur » ; en tout cas, c’est l’impression que j’ai eue.

J’ai l’habitude de dire que le PN fait preuve d’une immaturité multi-domaines : immaturité mentale et comportementale, immaturité relationnelle, immaturité affective et immaturité émotionnelle.

  • Immaturité mentale et comportementale.

Cette immaturité est celle qui est visible à première vue. Il est vrai que par moments, le pervers narcissique se met à raisonner et à s’exprimer à la façon d’un enfant. Sauf qu’il est censé être adulte … forcément, avec un tel personnage, la communication est malsaine et même incompréhensible. Le pervers sort régulièrement des paroles qui n’ont aucun sens dans la conversation actuelle et qui semblent provenir de nulle part. Par exemple, des phrases insensées comme « Tu as tort car j’ai raison. ». Ça fait mal à la tête quand on tente de trouver la logique dans cette petite phrase, n’est-ce-pas ? Ça « saoule, embrouille, c’est fait pour ». (cf. Christel Petitcollin).

age-non-c_introQuant à l’immaturité comportementale, celle-ci se voit dans les attitudes que prend parfois le PN. Par exemple, il peut se blottir soudainement dans les bras de sa petite amie (ou son petit ami), bouder et refuser toute communication suite à quelque chose qui l’a vexé, s’énerver parce qu’il perd à un jeu de société, se moquer du physique des autres, être tyrannique avec les animaux … etc ce sont des comportements qui rappellent quand même beaucoup ceux d’un enfant. C’est vrai qu’un(e) PN, ça boude assez souvent … !

Je rappelle que des gens immatures qui n’ont rien de pervers peuvent aussi adopter ces comportements. Mais, voilà des exemples de comportements immatures lorsqu’ils viennent d’un adulte. Je pense qu’un pervers narcissique qui agit ainsi cherche inconsciemment à se faire materner par sa cible, ponctuellement, car il a vite fait de retrouver sa carapace d’homme ou de femme insensible.

  • Immaturité relationnelle.

Cette immaturité découle en grande partie de la précédente. Par ricochet, le pervers narcissique n’a absolument pas intégré les codes relationnels et sociaux les plus élémentaires, probablement parce qu’il a manqué de repères et de modèles relationnels lorsqu’il était enfant (en tout cas, on peut le supposer). Ainsi, il ne sait pas vraiment se comporter « normalement » dans ses relations. Je n’aime pas dire « normalement », car la norme est une notion relative ; mais on sait tous (ou presque tous) qu’une relation se bâtit selon quelques grands principes, tels que : le respect de l’autre et de soi, la loyauté, l’honnêteté, la confiance, l’écoute, la compréhension, l’empathie … Or, il est évident que le PN ne sait vraiment pas mettre en pratique ces notions. Tout au plus sait-il feindre la sympathie au début, mais ensuite le masque tombe vite, et il ne sait pas prolonger ces efforts dans la durée et sur le long terme. Fonctionnant sur un modèle relationnel réellement toxique et délétère, le pervers narcissique ne sait pas construire, il ne sait que détruire. Ses relations sont toutes construites sur des fondations bancales, et à l’instar d’un bâtiment qui tombe en ruine, elles menacent de s’écrouler à tout instant. Le pervers narcissique instaure un climat de tension et d’insécurité quasi permanent dans ses relations ; c’est pourquoi il provoque un sentiment de malaise imperceptible mais bien palpable autour de lui. Les personnes qui côtoient ou ont côtoyé un pervers le savent très bien, et ne peuvent que confirmer. Ce n’est pas pour rien qu’on dit que les PN sont des individus hautement toxiques.

  • Immaturité affective.

Cette immaturité est encore une facette de la structure de personnalité perverse narcissique. J’avais lu il y a quelques temps, et on me l’a dit plusieurs fois « Les pervers narcissiques n’ont pas de sentiments ». C’est en partie vrai, mais il faut nuancer cette phrase malgré tout : ils n’ont pas de sentiments envers les autres. Autrement dit, ils ne sont jamais amoureux, ne ressentent aucune amitié, ni aucun sentiment lié aux liens familiaux.

Bien sûr, ils pensent et prétendent le contraire. Je crois sincèrement, après tout ce que j’ai pu observer dans mon propre vécu, qu’un pervers narcissique est persuadé de savoir aimer. Ou du moins, il s’en persuade d’abord puis en persuade les autres. « Je me mens d’abord à moi-même, puis seulement je mens aux autres. Mais c’est avant tout à moi que je mens. » ; voilà une phrase qui décrit très bien le fonctionnement de la mythomanie.

Le pervers narcissique ne ressent donc aucun sentiment lié à l’amour, l’amitié ou la famille, dans le cadre de ses pseudo relations. Cela dit, il ressent quand même quelques émotions que je vais aborder dans le point suivant.

  • Immaturité émotionnelle.

En effet, le PN est un être qui ne connaît pas énormément d’émotions dans sa vie de tous les jours … ce qui lui donne une apparence quelque peu lunaire par moments, en tout cas un air insensible et froid.

Je crois qu’un pervers narcissique est un parfait exemple de personne coupée de ses émotions et de ses sentiments. Voici un schéma tiré du livre Cessez d’être gentil, soyez vrai ! de Thomas d’Ansembourg, qui illustre très bien une personne coupée de ses émotions et de ses sentiments (il n’y a pas que le PN qui est dans ce cas) :


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Le PN vit vraiment sa vie comme s’il était dépourvu d’émotions profondes, et cela finit par devenir réalité. Hormis quelques émotions plutôt négatives, qui semblent être traversées régulièrement par le pervers narcissique, telles que : la haine, la colère, la rage, l’angoisse, la frustration, l’envie et la jalousie. Sinon, on ne le voit jamais vraiment heureux, apaisé, tranquille, ému, reconnaissant, repentant … etc. Si vous voyez cela chez un pervers narcissique, c’est qu’il mime ces émotions de façon fugace et superficielle = il ne les ressent pas pleinement. C’est surtout des façades qui lui servent à manipuler les autres.

Ainsi, je parle d’immaturité émotionnelle car le pervers narcissique gère ses émotions à la manière d’un très jeune enfant … entre 3 à 5 ans, pas plus. Un enfant apprend seulement à traverser et vivre ses émotions, durant toute son enfance voire jusqu’à son adolescence. Or, le PN a été un enfant qui n’a pas réussi à reconnaître et expérimenter ses émotions ; on peut supposer que ses parents n’ont pas prêté assez attention à ses émotions et sentiments lorsqu’il était enfant. Parmi d’autres raisons, bien sûr.

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Voilà à peu près l’immaturité que l’on peut retrouver chez un pervers narcissique. La question qui peut être abordée maintenant, est : mais pourquoi cette espèce de syndrome de Peter Pan chez le PN ? Je dis « espèce », car je ne suis pas sûre que l’expression « syndrome de Peter Pan » peut être employée dans le cas du PN. Mais, d’un côté, il s’en rapproche assez, vu qu’il semble ne pas avoir voulu grandir. Sauf que, ces mécanismes étant situés dans l’inconscient du PN, c’est un peu plus compliqué que ça, donc on ne peut pas dire qu’il l’a voulu à 100%. Il faut nuancer un peu.

J’ai lu quelques livres sur le sujet de la perversion narcissique, mais pas tous ceux existants car une fois qu’on en a lu deux ou trois, on a pratiquement fait le tour … bien que les auteurs présentent chacun un point de vue différent, ce qui peut être intéressant. Au fil de mes lectures très théoriques sur le sujet, sur internet ou dans des livres, j’ai pu me faire mon propre avis, ou du moins, retenir ce qui me semblait le plus essentiel.

J’en ai conclu que chez le pervers narcissique, le nœud du problème se situe dans son enfance. La perversion narcissique est une structure de personnalité à tendance pathologique, provenant de manques affectifs et de failles problématiques non résolues dans l’enfance. Finalement, le pervers narcissique n’est peut-être pas si éloigné de la plupart des autres personnes, sous ses airs d’extraterrestre dissimulé derrière une apparence normale. Parce que pratiquement tout le monde a des manques et des failles béantes, qui pèsent très lourd en eux sans qu’ils s’en rendent compte. Cela dit, contrairement à un pervers « ponctuel ou partiel, passager ou manqué » (cf. Racamier) ou à une personne ne présentant aucun signe de perversion, un pervers narcissique accompli s’est tellement coupé de ses émotions et de ses conflits internes, qu’il ne parviendra probablement jamais à les résoudre. Les thérapies psy, peu importe la méthode, n’ont aucun effet sur un pervers narcissique accompli ; il est imperméable à la remise en question et aux conseils d’un psy.

Cela dit, si on considère un pervers narcissique accompli (sous-entendu, adulte), plusieurs éléments ont pu le mener sur le chemin de la perversion. Je dénombrerais ces éléments ainsi :

la perception de l’enfant ; comment l’enfant perçoit son environnement, ses proches … etc.

le contexte familial et le schéma parental.

des traumatismes vécus comme tels lors de la petite enfance.

la réponse des parents à l’enfant.

A mon sens, voilà la plupart des éléments qui peuvent « fabriquer » un futur pervers. Je vais les expliciter ci-après. Je n’ai pas fait figurer l’hérédité ni la génétique, parce qu’aucun psychanalyste ni scientifique n’a jusqu’à maintenant démontré l’existence d’un gène de la perversion narcissique. Mais, rappelons que la perversion narcissique n’est pas une maladie, ni une pathologie ; elle n’est même pas considérée comme un trouble de la personnalité, à l’heure actuelle. Les termes les plus adaptés pour ne pas faire d’amalgame avec cette notion, c’est de dire qu’il s’agit d’une structure de personnalité à part entière, que l’on peut quand même qualifier de pathologique et problématique. Le mieux est de se référer à la définition donnée par Paul-Claude Racamier. Ainsi, si la perversion narcissique n’est ni une maladie ni une pathologie, il paraît peu probable de trouver un gène transmis de génération en génération. On n’est pas pervers de père en fils ou de mère en fille, on le devient à partir de l’enfance. Je ne pense pas non plus que ce soit une tradition culturelle transmise par les géniteurs à leur progéniture ! Bien que dans des familles à fonctionnement pervers (et oui, cela existe, des familles entières qui fonctionnent sur un mode pervers), on puisse y voir un certain héritage transmis … Mais pas dans tous les cas.

La perception cognitive et sensorielle de l’enfant va effectivement être un facteur prépondérant. La façon dont l’enfant vivra les premiers événements de sa vie aura toute son importance. La perversion narcissique trouverait son origine dans la toute petite enfance, à priori de 0 à 3 ans environ. Or, de nos 0 à 3 ans, nous ne gardons absolument aucun souvenir, à part si quelqu’un d’autre nous le raconte. Apparemment, concernant le pervers narcissique, il y aurait eu un/des traumatisme(s) ou une perception négative de son environnement dans la prime enfance. La réponse des parents à l’enfant compte tout autant que la perception de l’enfant, puisqu’il s’agit bien d’un échange relationnel parents/enfant, et plus particulièrement mère/enfant au départ. Voilà dans les grandes lignes pour la petite enfance du pervers, mais Jean-Charles Bouchoux en parle beaucoup mieux que moi dans son livre Les pervers narcissiques.

Quelques mots concernant le contexte familial et le schéma parental pour « fabriquer » un pervers.

Le climat familial dans lequel a grandi le pervers narcissique lorsqu’il était enfant, était incestueux. Cette théorie a été abordée par Paul-Claude Racamier, à laquelle il a même consacré un livre, L’inceste et l’incestuel. Ainsi, il y avait un brouillage des limites entre les différents individus de la famille. Les parents n’ont pas su préserver le fantasme (au sens psychanalytique) de leur enfant, qui a intégré le passage à l’acte et la transgression des limites comme étant la norme. Jean-Charles Bouchoux expose cette idée de cette façon :

Dans le fantasme, la personne est le sujet de son propre désir puisque sujet de son propre inconscient (qui est celui qui dirige ses fantasmes). Son désir étant interdit, le fantasme va se poser entre le désir et l’interdit. Il reste secret car de nature incestueuse. Freud décrit le fantasme comme un scénario : il doit corriger et étayer la réalité. […] Pour une personne normalement structurée, la réalité est frustrante et le fantasme fort. Le fantasme permet de pallier les désirs interdits. Pour le pervers, le fantasme est faible. Il ne supporte pas la frustration, ne peut se contenir et est dans le passage à l’acte.

Pour autant, un climat incestuel ne veut pas dire que les enfants ont forcément subi un inceste réel (passage à l’acte) de la part de quelqu’un de leur famille. Non, un climat incestuel, c’est une atmosphère trouble, nébuleuse, où règnent le secret et les non-dits, et où les limites des uns et des autres membres de la famille ne sont pas respectées. L’individualité des enfants est niée, et ils sont confrontés à des situations qui ne permettent pas que le fantasme reste fantasme. Par exemple, les parents qui laissent leurs enfants aller et venir dans leur chambre est une situation incestuelle. La chambre des parents est censée être le lieu d’intimité des parents. Or, si cette limite-là n’est pas posée, l’enfant va imaginer qu’il a le droit et le pouvoir de s’immiscer dans l’intimité de ses parents.

Une autre situation incestuelle pourrait être, par exemple, de faire dormir frères et sœurs dans le même lit, ou encore, prendre leur bain ensemble. Je ne suis pas en train de blâmer les parents qui ont fait ou font encore cela avec leurs enfants, pour des raisons pratiques, parce que j’ai l’habitude de ne jamais porter de jugement de valeur sur quoique ce soit ni sur quiconque. Mais ces précédents exemples illustrent bien une atmosphère incestuelle. Dans l’enfance du pervers narcissique, ce paramètre-là était bien souvent présent. Cela explique qu’il n’a pas appris le respect des limites entre chaque individu, et aussi les différences intergénérationnelles.

En outre, je pense qu’il n’y a pas de schéma parental stéréotypé comme on peut le lire parfois, mais on retrouve quand même des caractéristiques semblables dans les schémas parentaux qui ont engendré des pervers.

De cette façon, il peut y avoir plusieurs configurations parentales. Dans un lien que je citerai à la fin de l’article, voilà ce qu’il est écrit sur l’enfance du pervers :

Elle n’est pas très caractéristique. Assez souvent c’est un enfant adulé par la mère, avec un père peu présent. Ce peut être des enfants délaissés vivant en marge de la famille.

Dans un autre lien que je citerai aussi, voilà ce qu’il est écrit à propos de l’enfance du pervers :

Une enfance dysfonctionnelle (enfants surprotégés, enfants sur qui on a des attentes extrêmement élevées, enfants abusés ou négligés) pourrait être en cause.

Comme vous pouvez le constater, les schémas parentaux et familiaux peuvent vraiment varier d’un cas à un autre. Les études sur l’enfance du pervers narcissique sont un peu floues. Tout ce qu’il faut retenir, c’est qu’il y a eu une atmosphère incestueuse, un amalgame, un mélange, un brouillage des limites et des générations.

Par exemple, si on schématise, on pourrait avoir cette configuration parentale : une mère autoritaire, peu démonstrative, exigeante avec ses enfants + un père laxiste, absent, démissionnaire. L’un des parents ou les deux font de leurs enfants, des enfants rois, et font passer le message que les récompenses tombent du ciel. Ce que l’on retrouve chez l’adulte pervers narcissique, qui pense que « tout lui est dû » et ne supporte pas qu’on lui dise « non ».

Si le père ne vient pas casser le « couple » fusionnel mère/enfant à temps, alors il risque de ne jamais parvenir à imposer la loi qu’il est censé représenter. Cela dit, tous les enfants qui ont grandi selon ce schéma parental ne deviennent pas forcément des pervers narcissiques à l’âge adulte. C’est pourquoi pour un enfant, la perception de son environnement intervient très probablement dans la structuration d’une personnalité perverse narcissique.

Ainsi, je pense qu’il ne faut pas jeter la pierre aux parents qui ont « engendré » un enfant devenu pervers narcissique à l’âge adulte. La responsabilité est à mon sens partagée entre cinq pôles : les parents, l’enfant lui-même, les autres membres de la famille (frères, sœurs …), le contexte familial et les événements survenus. Alors, qui serait le coupable dans tout ça, que Pierre, Paul ou Jacques soit devenu pervers narcissique ? Il me semble qu’on ne peut pas vraiment désigner de coupable(s). Même le pervers narcissique lui-même n’est pas coupable d’être ce qu’il est ; il est cependant coupable des actes immoraux qu’il commet.

Selon Paul-Claude Racamier puis Jean-Charles Bouchoux, le pervers narcissique n’a pas réussi à dépasser le stade du complexe d’Œdipe. Voilà un extrait de Les pervers narcissiques, écrit par Jean-Charles Bouchoux :

Les mythes d’Œdipe et d’antœdipe.

N’ayant pas pu accéder à l’Œdipe, le pervers n’a pas eu la possibilité de se structurer. Il n’a donc que peu de limite pour s’empêcher d’agir. Paul-Claude Racamier nomme « antœdipe » ce qui l’a empêché d’accéder à l’Œdipe. Si la genèse des perversions peut se comprendre grâce à Winnicott dans les relations précoces mère-enfant, Paul-Claude Racamier propose de l’envisager sous l’angle de l’incestualité et de ses conséquences sur l’Œdipe.

Avant d’aborder les notions d’incestualité et d’antœdipe, il est très important d’avoir compris deux points :

  • Dans l’histoire de l’individu, le fantasme de l’Œdipe est structurant. L’enfant projette ses désirs et son agressivité sur ses parents. De là, naît une angoisse nommée en psychanalyse angoisse de castration. L’enfant au développement sain renoncera à ses désirs pour échapper à son angoisse et mettra ses énergies au service de l’apprentissage, de la création et des valeurs morales.
  • Le complexe d’Œdipe n’est en aucun cas un complexe familial. Il est la production d’un seul individu : l’enfant.

[…] Paul-Claude Racamier invente l’Antœdipe, à partir de ante (avant) et anti (qui empêche). La position antœdipienne se situe avant le complexe d’Œdipe et si elle est trop puissante, elle empêche l’Œdipe de survenir. L’antœdipe serait l’Œdipe non résolu de ses propres parents. Ce qui conduirait à une position incestueuse du parent envers son enfant. Le parent rejouerait avec son enfant son Œdipe irrésolu avec ses propres parents.

[…] L’antœdipe est un fantasme antifantasme en ce qu’il s’inscrit dans la réalité et non pas dans l’imaginaire de l’enfant et par là, empêche tout fantasme, donc tout renoncement et toute évolution ultérieure.

[…] les recherches avancées de Paul-Claude Racamier laissent entrevoir certaines causes, comme l’incestualité, qui pourraient s’opposer au bon déroulement de l’Œdipe et qui expliqueraient l’entrée dans une troisième catégorie de structure [en plus des névroses et des psychoses] : les personnalités limites où l’on trouve notamment les perversions narcissiques.

Voilà pour les précisions psychanalytiques. Tout cela est assez théorique, mais le parallèle avec la réalité se fait très vite. D’après les nombreux témoignages de victimes de pervers narcissiques que j’ai pu lire, concernant les pervers narcissiques accomplis, bien souvent on remarque que la relation à la mère reste problématique, à l’âge adulte. Cette théorie du complexe d’Œdipe empêché par l’antœdipe peut se remarquer assez visiblement, lorsqu’on connaît un(e) pervers(e) narcissique accompli(e). Souvent, le pervers entretient une relation bancale et malsaine avec sa mère. Ainsi, devenu adulte, on remarque que la relation mère/enfant n’a jamais été cassée par le père ; il y aurait presque quelque chose de fusionnel, envahissant entre le pervers et sa mère. On ne peut pas se mettre entre les deux. Par exemple, quand les deux discutent ensemble et qu’on est avec eux, on se sent de trop. Mais le pervers narcissique a évidemment des conflits internes vis-à-vis de sa mère non résolus et inaccessibles pour lui ; tout cela reste inconscient. C’est pourquoi, dans ses relations intimes, il a tendance à rejouer inconsciemment cette relation problématique à la mère. C’est un peu comme s’il réglait ses comptes envers sa mère, mais en se trompant de cible.

Un autre aspect de l’immaturité du pervers narcissique, c’est aussi la pensée et la parole magiques. La pensée et la parole sont intimement liées, puisqu’il suffit que le pervers pense à une idée qu’il s’approprie, puis il la chantera sur tous les toits. Le PN pourrait avoir comme devise « Je l’ai dit alors c’est vrai ». Même s’il ment, il s’immunise lui-même contre la réalité, et il est capable de regarder quelqu’un dans les yeux en lui racontant les pires mensonges.

bêtisesJe pense que la parole magique est un mécanisme qui alimente considérablement le déni dans lequel se maintient le PN. Ce procédé est clairement infantile, car normalement, ce sont les enfants qui, lorsqu’ils ont fait une bêtise, peuvent parfois dire « C’est pas moi qui ai fait ça, c’est lui/elle ! ». Mais, le pervers narcissique étant très immature et irresponsable, il rejette constamment la faute sur l’autre, pour se laver les mains : lui n’a rien fait, il est innocent ! L’image irréprochable avant tout, tous les moyens sont bons pour ne pas perdre la face, d’où le recours à la parole magique. Dire la vérité à propos de l’un de ses méfaits ne lui viendrait jamais à l’esprit, puisque cela irait forcément à l’encontre de son masque social. Bref, le PN se complique l’existence, mais ça, il ne s’en rend même pas compte, tellement empêtré dans ses mécanismes pervers, dans sa bêtise, dans sa perversité et dans ses mensonges.

De plus, arrivé à l’âge adulte, le pervers narcissique n’a pas intégré les notions essentielles que tout enfant apprend, telles que :

la notion du temps, passé/présent/futur. Par exemple, même quand une relation intime est finie, il/elle tente de garder le contact avec ses ex. Le pervers narcissique ne tourne pas de page, il enchaîne les proies tout en essayant de réactiver l’emprise qu’il avait/a encore sur ses ex.

les différences entre les générations, enfant/adolescent/adulte/senior. Par exemple, le fait de nier la spécificité de l’enfance. Le pervers narcissique pourrait raconter des « histoires d’adulte » à un enfant, sans aucun scrupule et même parfois avec une certaine jouissance malsaine. Ecoutez la chanson Joyeux Noël de Max Boublil tout en regardant le clip, vous comprendrez … observez bien l’air et le sourire sadiques du chanteur, lorsqu’il brise les rêves des enfants qui posent des questions, en leur parlant comme à des adultes. Cet exemple illustre très bien cette non prise en compte des différences intergénérationnelles. Je crois que cette chanson pourrait être chantée par un PN, dans la réalité :

la différence entre un homme et une femme. Par exemple, un homme pervers narcissique pourrait comparer son corps à celui d’une autre femme, dans le genre « J’ai moins de cuisses que toi, mais j’ai plus de ventre … ». Or, la morphologie d’un homme diffère de la morphologie d’une femme, l’homme et la femme ne sont pas faits pareil ! En se comparant de cette façon, l’homme pervers narcissique nie la spécificité des sexes.

le principe donner/recevoir. Le pervers narcissique n’a pas intégré ce principe, parce que dans son esprit mégalomaniaque, tout lui est dû. Il donne parfois quelques items matériels (des cadeaux par exemple), mais ce n’est jamais gratuit : il en attend bien plus en retour.

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caprice

Ainsi, je crois que le pervers narcissique n’est en fait qu’un « enfant coincé dans un corps d’adulte » (idée reprise par Christel Petitcollin et Jean-Charles Bouchoux). Qu’il ait 20 ans, 30 ans, 40 ans, 50 ans … il stagne à un âge mental franchement bas, il n’évolue pas et n’apprend pas de ses erreurs. En tout cas, c’est ce qu’on peut observer de nos propres yeux lorsqu’on connaît un spécimen de ce genre. Son immaturité reste et demeure ; il est censé être adulte, physiquement il est adulte, mais mentalement il est l’enfant qu’il a toujours été. Il est enfantin, enfantillages, infantile, infantilisé et infantilisant.

Cela explique qu’on ne peut rien attendre d’un pervers, rien construire de solide ni stable avec lui. Il manque lui-même de structure, de limites et de sens moral, donc il ne peut rien donner de plus que du vent, des sables mouvants, des illusions.

Pour terminer cet article sur une petite note d’humour, j’ai pensé à la chanson d’Alain Souchon – J’ai dix ans. Le parallèle entre l’immaturité du PN et cette chanson m’est venu en lisant le livre de Christel Petitcollin, que je cite souvent, Échapper aux manipulateurs, les solutions existent !. Parce qu’elle a évoqué la communication « digne d’une cour de récréation » du « manipulateur », comme étant régie par ces cinq « phrases enfantines » :

– « Tu vas voir ta gueule à la récré ! »

– « Même pas vrai ! »

– « Je l’ai dit le premier, nananère ! »

– « C’est dit, c’est dit ! »

– « Hou ! La honte ! »

Franchement, on joue dans ce registre-là, avec un pervers narcissique 😀 Pour ma part, j’ai même entendu très souvent « Bien fait pour toi ! », que je rajouterais à cette liste.

J’ai dix ans
Je sais qu’c’est pas vrai mais j’ai dix ans
Laissez-moi rêver que j’ai dix ans
Ça fait bientôt quinze ans que j’ai dix ans
Ça paraît bizarre mais
Si tu m’crois pas, hé
T’ar ta gueule à la récré

J’ai dix ans
Je vais a l’école et j’entends
De belles paroles doucement
Moi je rigole, cerf-volant
Je rêve, je vole
Si tu m’crois pas, hé
T’ar ta gueule à la récré

Le mercredi je m’balade
Une paille dans ma limonade
Je vais embêter les quilles a la vanille
Et les gars en chocolat (1)

J’ai dix ans
Je vis dans des sphères où les grands
N’ont rien à faire, j’vois souvent
Dans des montgolfières, des géants
Et des petits hommes verts (2)
Si tu m’crois pas, hé
T’ar ta gueule à la récré

J’ai dix ans
Des billes plein les poches, j’ai dix ans
Les filles c’est des cloches, j’ai dix ans (3)
Laissez-moi rêver que j’ai dix ans
Si tu m’crois pas, hé
T’ar ta gueule à la récré

Bien caché dans ma cabane
Je suis l’roi d’la sarbacane
J’envoie des chewing-gums mâchés à tous les vents
J’ai des prix chez le marchand (4)

J’ai dix ans
Je sais qu’c’est pas vrai mais j’ai dix ans
Laissez-moi rêver que j’ai dix ans
Ça fait bientôt quinze ans que j’ai dix ans
Ça paraît bizarre mais
Si tu m’crois pas, hé
T’ar ta gueule à la récré

Si tu m’crois pas, hé
T’ar ta gueule, à la récré
Si tu m’crois pas
T’ar ta gueule
A la récré
T’ar ta gueule

Je pense sincèrement que ça pourrait être l’un des hymnes du pervers narcissique ! Encore plus drôle que celui qui est bien connu sur internet, Confidences pour confidences – Jean Schultheis. Là, grâce à la chanson d’Alain Souchon, on peut imaginer le/la PN qu’on connaît, avec une apparence d’enfant, en train de faire tout ce qui est dit dans la chanson 😀 Et encore, 10 ans, c’est amélioré … parce qu’un(e) pervers(e) narcissique, en vrai, ça oscille plutôt entre 3 et 5 ans d’âge mental, en fonction des domaines.

J’ai surligné en rose les paroles qui, je trouve, sont les plus significatives pour un(e) PN. Explications avec les (chiffres) :

(1) La limonade, la boisson préférée du pervers narcissique ! 😀 Non, évidemment, je suppose que tous les PN n’aiment pas la limonade, mais en tout cas, la plupart doivent bien aimer la limonade et les boissons sans alcool en tout genre. Mais, une chose est sûre, c’est que le PN va « embêter les quilles à la vanille, et les gars en chocolat » (les filles, non ? Mais les vraies paroles, c’est les « quilles » ; ça devait être une touche d’humour d’Alain Souchon). Il embête les filles et les garçons, c’est toute sa passion, embêter les autres.

(2) Là, c’est parce que le pervers narcissique adore raconter des salades à ses proches, les pions de son échiquier. Alors, il serait bien capable de raconter qu’il a vu « dans des montgolfières, des géants, et des petits hommes verts ». Et si on ne le croit pas, gare à nous, « T’vas voir ta gueule à la récré ! ».

(3) Ah ben ça, le pervers narcissique, homme en tout cas, prend vraiment toutes les filles pour des cloches.

(4) Là, la cabane pourrait être son masque social irréprochable et entretenu par ses larbins. Ainsi, « bien caché dans [s]a cabane », il peut lancer sur qui il veut des projectiles avec sa sarbacane, sans se faire prendre la main dans le sac (jusqu’au jour où …). Mais cela montre bien la lâcheté du pervers narcissique : il a besoin d’agir dans l’ombre pour protéger son image, il n’assume jamais ses responsabilités, et quand on le confronte, il n’y a plus personne. Puis, comme il a bien manipulé le marchand, ce dernier lui fait des prix.

En tout cas, quand un(e) PN s’énerve, s’impatiente ou vous insulte, sachez que c’est parce que dans son enfance, il n’a pas appris la patience ni comment gérer la frustration. Si vous vivez cette situation, visualisez le/la PN dans un parc pour enfant, en train de faire un caprice pour attirer l’attention de ses parents, parce que son jouet préféré ne l’amuse plus ou est cassé … vous verrez, c’est libérateur pour vous, et vous remettrez ainsi le/la PN à sa juste place : un morveux sournois. Voilà comment un(e) PN réagit lorsque son joujou – autrement dit sa cible – échappe à son emprise :

1_caprice

Sympa ce petit dessin, au passage … rien à voir avec les pervers narcissiques, à la base.

Mais vous savez, au fond, un pervers narcissique est resté au stade de la petite enfance (au stade anal, je crois, comme on dit en psychanalyse), et on n’est pas loin de cette jolie illustration 😉

Oui, parce qu’encore, la plupart des enfants sont vraiment adorables, en général (bon, pas tous, c’est sûr). Mais un PN, c’est juste un sale gamin mal élevé devenu adulte. Un PN est un grand enfant … le côté pervers en plus. Je pense que l’expression « avoir été bercé trop près du mur » prend tout son sens avec eux. Même si, comme je l’ai dit plus haut, ne jetons pas la pierre aux parents des pervers narcissiques : la plupart de ces parents ont voulu et pensé bien faire.

Sources m’ayant aidée pour cet article :

  • Livres :

Échapper aux manipulateurs, les solutions existent !, Christel Petitcollin (en particulier le chapitre « Démystifions le mystificateur »)

Cessez d’être gentil, soyez vrai !, Thomas d’Ansembourg

Les pervers narcissiques, Jean-Charles Bouchoux (en particulier le chapitre 4, « Le pervers : un enfant dans un corps d’adulte » et le chapitre 9, « Aux sources de la perversion »)

Les perversions narcissiques, Paul-Claude Racamier

  • Liens internet, pour aller plus loin :

http://psychiatriinfirmiere.free.fr/infirmiere/formation/psychiatrie/adulte/pathologie/perversion.htm

http://www.psychisme.org/Clinique/Pervers.html

http://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=pervers-narcissique ; sur ce lien, attention toutefois à l’amalgame entre perversion narcissique et trouble de la personnalité narcissique. Je ne suis pas d’accord avec ce raccourci perversion narcissique = trouble de la personnalité narcissique, car la différence fondamentale entre les deux est la perversion et la perversité, ce qui n’est pas rien. Une personne narcissique n’est pas forcément perverse ! J’ai utilisé ce lien uniquement pour le paragraphe « Causes de la perversion narcissique », voilà pourquoi je le cite en source. Autrement, je ne conseille pas ce lien à cause de l’amalgame qui y est fait.

– http://www.psychologies.com/Moi/Moi-et-les-autres/Relationnel/Articles-et-Dossiers/De-l-enfant-roi-a-l-adulte-tyran

  • Liens des photos :

– http://www.gentside.com/homme/dix-signes-qui-prouvent-qu-039-un-homme-est-immature_art51541.html

– https://coachparental.wordpress.com/2011/11/14/mon-enfant-boude/

– http://activitesbebes.com/search/enfant-betises/

– http://kidsmug.net/mon-enfant-fait-des-caprices/

– http://www.blogparents.fr/les-caprices-cest-tout-a-fait-normal/

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29 réflexions sur “Le pervers narcissique, un enfant coincé dans un corps d’adulte

  1. Waow. Tout lu, tout colle : j’ai bien eu affaire à un PN… et pas du petit calibre. C’est tellement vrai, ce côté « caprice d’enfant », et si on arrive à voir clair dans son jeu, le PN est vexé… et se met à bouder, à la façon d’un adulte. Le PN dont je me suis libérée a été jusqu’aux coups et surtout, il a choisi les insultes qui faisaient le plus sens en rapport avec ma vie privée.
    Ma question à présent : comment se relève-t-on complètement de cela ? Cela va faire 6 mois que j’ai coupé tout contact et j’en pleure encore… Comment se relever et effacer ce conditionnement, apparu chez moi au bout de qqs semaines seulement (oui, un PN de compèt’ ! et un terrain très favorable chez moi) ?

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    • Un pn, c’est surtout très sournois, mais immature c’est certain ; alors oui, ça boude régulièrement, pour punir l’autre par le silence.
      C’est très rare que le pn en arrive aux coups physiques, parce que ça laisse des traces et ce n’est pas un « cogneur » dans l’âme … Cela dit, cela peut arriver dans des situations extrêmes, si le pn disjoncte vraiment. Son but sera d’intimider et soumettre, pas de détruire l’intégrité physique de l’autre. Mais la violence physique chez le pn reste très rare et ponctuelle, je veux dire qu’elle n’est pas répétée dans le temps, ça peut arriver une fois ou deux, mais il évite.

      C’est normal de ressentir encore les séquelles de l’emprise, au bout de six mois ; je vous rassure, vous n’êtes pas seule dans ce cas. Je vous félicite d’avoir réussi à couper tout contact, cela est essentiel pour aller mieux, le moindre lien maintenu avec le pn est toxique.
      Je pense que pour s’en sortir, un suivi psy est quasiment indispensable en premier lieu. Pour des victimes de violences psychologiques, les TCC (Thérapies Comportementales et Cognitives) sont recommandées, plutôt que les TA (Thérapies Analytiques) : le thérapeute en TCC fait preuve d’empathie, d’écoute, de conseils. On en a bien besoin après un tel vécu.
      Aussi, se faire suivre par son médecin traitant, car souvent la violence perverse occasionne des somatisations chez la victime. Retrouver un bon sommeil sans somnifères si possible, et une bonne hygiène de vie.
      Pour les traumatismes, vous pouvez penser à des thérapies « parallèles », telles que la microkinésithérapie (j’y ai consacré un article), mais aussi l’hypnose ou l’EMDR qui ont bonne réputation pour traiter les séquelles de l’emprise.
      Et, jour après jour, reprendre une vie normale à son rythme, chaque chose en son temps et un pas après l’autre. Ne pas être trop dure avec soi-même, être patiente. Poser des actes symboliques, refaire des projets d’avenir, revoir ses amis, commencer un sport ou une activité qui nous plait, prendre soin de soi … etc

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  2. Pingback: Quand le pervers narcissique revient : une séduction massive à grands renforts de love bombing | La lumière effraie les vampires

  3. Très bon article qui permet de se rendre compte à quel point le pervers narcissique n’est pas quelqu’un de fort. Malgré un an loin de la femme de mon père (qui m’a adoptée à la mort de ma mère) je reste en colère contre elle car elle avait réussi à me détruire. C’était dur de sortir de ce schéma malsain qui continuait à me suivre une fois seule dans mon nouveau chez moi. Cette femme a créé beaucoup de rage et d’agressivité intérieure que j’ai beaucoup de mal à expulser. Je m’imagine souvent lui faire du mal physiquement voire la tuer. C’est difficile de s’en défaire après 7 ans de souffrance. Le pire c’est que tout ça reste injuste, on n’obtient jamais réparation.

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    • Merci pour votre retour positif. La personnalité du pervers narcissique est en effet construite sur des bases fragiles, avec de grandes failles et des manques anciens. Cela dit, il/elle dissimule ce vide intérieur sous des grands airs et un ego surdimensionné.
      C’est vrai que les pn sont des êtres réellement VIDES, tellement ils sont coupés de leurs émotions authentiques.
      Etes-vous suivie par un(e) psy ? Je pense que lorsqu’il y a un traumatisme, entamer une thérapie est une très bonne chose, pas toujours simple mais essentielle.
      Justement, le thérapeute peut vous orienter vers différents praticiens, associations … etc pour vous aider à surmonter cette haine destructrice pour vous-même.
      Lisez mon article sur la microkinésithérapie, il vous aidera peut-être.
      Quant à ne jamais obtenir réparation, je pense que c’est une question de point de vue. Un(e) pn ne reconnaîtra jamais sincèrement ses torts (s’il le fait, c’est qu’il/elle manipule). Or, il y a plusieurs manières d’obtenir réparation, hormis la justice. Par exemple, témoigner par écrit, tenir un blog, faire partie d’un groupe de paroles … etc le plus important restant de se réparer soi-même.

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    • 4 ans avec un PN. Il m’a fait vivre un véritable cauchemar. C’est encore frais (6 mois) et cette colère ne me quitte pas. J’en sors épuisée et très fragile, avec un regard sur moi-même complètement déformé.
      Je me retrouve tout à fait dans la rage et la colère difficiles à expulser.
      J’ai fini par me faire aider par un psychologue. Je passais des nuits entières à essayer de me calmer. Les entretiens sont libérateurs et l’hypnose aide bien à désamorcer, mais ça prend du temps. Ecrire est libérateur aussi. Ca permet de canaliser et de revenir à des événements qui paraissaient alors tout à fait anodins mais qui, après coup, prennent tout leur sens.

      Votre blog est vraiment une belle initiative. La douleur et la fragilité, la colère et le ressentiment isolent manifestement les victimes et lire ce que ce blog met à disposition est une magnifique porte ouverte vers la lumière…. Merci

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      • Bonjour,

        Merci pour votre retour et votre partage, ce blog est là pour permettre de se sentir compris(e) dans ce genre de vécu. Compréhension qui m’a aidée à m’en sortir il y a maintenant deux ans et demi.
        Vous faites déjà tout ce que vous pouvez pour vous relever, je ne doute pas que vous en sortirez plus forte, avec le temps 🙂 Je vous comprends, étant moi aussi passée par toutes ces étapes.

        Bonne continuation.

        La lumière effraie les vampires.

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  4. Bravo pour votre article jai beaucoup ris pour alain bouchon et le bébé qui pleure au sol lol!!
    Sinon moi je sors de son emprise petit a petit c’est très dure moi c’était un vrai malade j’en souffre encore , ca fait 8mois que c’est fini avec le mois dernier une reprise avec lui qui a été un calvaire il est un peu vengé de mon depart car je lai quitté et la je n’ai plus répondu a ses appels il ma dit ce nest plus la peine de revenir !je te veux plus! je vais me marier , il a 37 ans et il na rien meme pas un appart ou une maison il vit encore avec maman papa! un cas!
    des conseils sur comment me tirer de lui?
    je signale également qu’il continue a me narguer en postant des photos de profils avec de nouvelle filles !
    tout ca pour me rendre malade, il sait que je l’aime encore et que je suis jalouse!
    ce pauvre mec !
    il me degoutte !
    merci pour tout
    bizz

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  5. Pingback: Le pervers narcissique, un enfant coincé dans un corps d’adulte | La lumière effraie les vampires | Relationtoxiqueinfo

  6. J’aimerai beacoup discuter avec toi, car je me demande si je fait partie de ces gens, tout d’abord je remplis beaucoup de critere de pn, mais surtout car je pense l’etre juste en partie, j’espere pouvoir me sortir de cette façon d’etre qui me pouri la vie mais qui est encrée en moi. C’est comme ci il s’agissais de reflexe, car ma conscience tout entiere ( ou serai-je entrein de me mentir? ) est desolée de voir la realité de ma personaliter.. Je suis encore jeune alors j’espere pouvoir redresser la barre, enfin sentir des emotions =p j’espere un retour de ta part sur l’adresse de contact se serai vraiment super!

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    • Bonsoir,

      Je réponds avec un peu de retard.

      Merci pour l’intérêt porté à cet article. Je n’ai pas pour habitude de discuter par messagerie privée avec mes lecteurs, mais je peux te répondre ici.
      Nous avons tous plus ou moins des traits de manipulation en nous, sauf que la plupart des gens ne manipulent que très peu et pas dans un but malsain. Je pense que la question à se poser est surtout celle de l’intentionnalité, « bonne » ou « mauvaise » (même si c’est souvent très complexe de classer une intention dans l’une de ces 2 cases). Personne sur cette Terre n’est donc un ange, avec une attitude irréprochable tout le temps 🙂
      Si tu as ainsi conscience d’être manipulateur, si tu te demandes si tu es un pn, c’est que tu as accès à la remise en question, donc que tu n’es pas un pn. Un vrai pervers ne se pose pas cette question (sauf pour éventuellement apitoyer et semer le doute dans l’esprit d’une tierce personne).
      Mon conseil pour toi, ce serait je pense d’en discuter avec un psy, qui pourrait t’aider à comprendre pourquoi tu agis de cette façon avec les autres, surtout si ça te « pourrit la vie ».

      Bonne continuation.

      La lumière effraie les vampires.

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    • Bonjour Simon.
      J’espère que tu ne vas pas trop mal. Je suis narcissique (pour ce qui est de la perversion je ne sais pas mais selon la définition de ce site ça me semble le cas, la définition varie d’un·e freudien·ne à l’autre). Déjà je te souhaite plein de courage et sache qu’il y a au moins une personne sur cette planète qui pense que ce n’est pas toi qui a un problème mais la société qui n’accepte pas les personnes narcissiques.
      Je te conseille au contraire de /ne pas/ aller voir de psy. Tout ce que tu vas gagner c’est de finir en hôpital psy contre ton gré. Si les gens essayent trop de te mettre dans la tête que tu es une mauvaise personne essaye de fréquenter plutôt des personnes qui t’acceptent comme tu es (je sais c’est rare).
      J’imagine que si tu as posté sur ce blog c’est pour la même raison que moi, enfin un blog qui ne fait pas la confusion entre «narcissique» et «méchant» et qui sait ce que c’est qu’une personne narcissique (personnellement je ne fais pas la distinction avec «pervers narcissique» parce que le terme «pervers» est moraliste), même s’il y a quand même beaucoup de clichés (notamment le fait de considérer que les narcissiques/pn sont des personnes toxiques alors que statistiquement c’est plutôt les personnes narcissiques qui /subissent/ des abus).
      Bref beaucoup de courage à toi, tu en auras besoin
      PS : deux trucs sur l’article :
      – l’âge mental et l’âge affectif ce n’est pas la même chose.
      – la chanson d’Alain Souchon me paraît beaucoup moins un hymne des personnes narcissiques que celle de Max Boublil

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  7. Bonjour, pour moi vous avez décrit mon fils de vingt ans qui, si je ne me plie pas il menace la vie de mon conjoint ou de mes frères. … Aujourd’hui je me demande si ma vie vaut la peine d’être vécu au vue de ce qui m’attend à cause de lui. Je ne beux pas que mon conjoint ou mes frères subissent quoi que ce soit… Oui j’ai envie de mourir. Non je n’ai pas de solutions…

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    • Bonsoir,

      Est-ce-que c’est votre seul enfant ?
      Je comprends votre situation et imagine que c’est difficile de se retrouver face à son enfant ayant un profil semblable à celui du pn, cela dit il a 20 ans et devient adulte, maintenant il faut le laisser faire sa vie tout seul de son côté … pour votre bien-être. Je ne sais pas s’il vit sous votre toit mais je suppose que oui.
      Si vous ne voyez pas d’issue à votre situation, je pense qu’il faut que vous demandiez une aide extérieure. Psychologue déjà pour vous, mais aussi médiateur, associations …

      Ne baissez pas les bras.

      La lumière effraie les vampires.

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  8. Je vis avec un conjoint très perturber il prends des neuroleptique je ne saurais dire si ça perturbe sa perception de mes dires. Impossible Qu il se remette en question les excuses sont très rares et vraiment le dialogue, le contenues du message on s en transformée, je n arrive pas a évoluer dans la relation il bloque toute évolution silence bouderie crie insulte résultat je me renferme et essaye d aller vers les autres de mon entourage car avec lui j etouffet ça présence me coupe dans mon élan de joie, il est toujours dans le conflit provoque la mésentente vraiment difficile au quotidien je songes a le quitter car Qu on je lui en parle il s énervé, essaye de m intimider

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    • Bonsoir,

      Avec parfois même beaucoup d’éléments, il est difficile de savoir de quel trouble mental souffre une personne qu’on pense bien connaître … Je pense que la première question à se poser, c’est savoir si cette relation nous apporte plus de positif ou plus de négatif ? Si on souffre vraiment d’une relation, de toute façon, au bout d’un moment, on ne peut que fuir cette personne, c’est une question de sauver sa peau. D’autant plus quand il y a de la manipulation et de la domination.

      La lumière effraie les vampires.

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  9. Article intéressant mais tres réducteur et stigmatisant les hommes . Genre « une personne qui collectionne les conquêtes « ( souvent un homme suite à une rupture douloureuse cherche à multiplier les conquêtes pour retrouver l’état de grâce quand il était amoureux) s’il conquiert il faut regarder aussi les faiblesses de celui qui se laisse séduire après avoir été acheté par une limonade…il y aurait trop de choses à dire et puis luter contre ce phénomène car toutes mes amies sont sorties avec des PN donc c’est le truc à la mode . Raisonnement d’enfants ? Immatures ? Qui est mature dans ce bas monde ? Je reconnais en revanche l’intérêt de l’article à chacun de se préserver de l’autre…mais là encore à 20 ans on est amoureux fou de quelqu’un et si cette personne est malade, on finit par jauger le pour et le contre, mais au bout de longtemps, et si on accepte de rester c’est pas à cause d’un prétendu pn mais à cause de ses faiblesses . Faiblesses entretenus par des parents lors de l’enfance, qui n’étaient peut être pas PN mais simplement immatures eux aussi . La boucle est bouclée .

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    • Bonsoir,

      Je suis assez d’accord avec l’ensemble de votre commentaire, en particulier pour le fait de dire que la perversion narcissique est un concept « à la mode » … Comme souvent dans une société, les choses sont déformées à la sauce de chacun et ça part dans tous les sens.
      En effet, cet article correspondait à mon point de vue il y a deux ans de cela, et il m’a aidée et aide encore d’autres personnes actuellement, à réfléchir sur leur vécu, ce qui est positif. Maintenant, j’ai moi aussi pu évoluer, et mon filtre de vision a lui aussi évolué 🙂
      Je suis étonnée mais désolée si cet article vous a paru comme stigmatisant les hommes, ce n’était pas le but recherché.

      La lumière effraie les vampires.

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  10. Bonsoir,
    Je viens de lire votre article et j’y reconnais entre autre mon gendre, 39 ans, pas de travail, fait joujou toute la journée sur internet, avec ses drones, ses appareils photos, etc, tous financés par son épouse (ma fille). Cela fait 17 ans qu’ils sont ensemble et 11 qu’ils sont mariés, sans enfants (ma fille souhaitait pourtant en avoir) mais avec 3 gros chiens. À part une ou deux périodes d’une année max., il n’a jamais travaillé. Sa femme l’entretient de A à Z, lui cède tous ses caprices financiers et autres, le traite comme le gros bébé qu’il est. Ce qui me le rend insupportable est sa suffisance, sa superficialité jumelée à un mépris pour les autres, sa façon de s’approprier tout et de ne rien donner, sa prétention à tout savoir et à ne mériter que le meilleur. Je reste en dehors de la relation (je ne parle pas à ma fille de mon opinion sur son mari), je vis de l’autre côté de l’Atlantique donc on se voit très peu, heureusement.
    Le problème est que ma fille se comporte de plus en plus comme lui (par mimétisme ?) à mon égard (et à l’égard d’autre personnes), au point où il devient impossible d’avoir des conversations normales sur des sujets même banals. Elle devient de mauvaise foi, hypercritique, et si j’ai le malheur de défendre mon point de vue, elle me traite comme si j’étais demeurée. Je suis parfois stupéfaite de voir combien elle finit par lui ressembler et ça me fait peur mais j’essaie à tout prix d’éviter le conflit. Je prends mes distances.
    Ma question au fond est de savoir si le comportement PN est contagieux….
    Merci !

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    • Bonsoir,

      Je réponds avec du retard, et je m’en excuse.
      Vous me semblez avoir un certain recul sur cette situation, ce qui est positif. Pour votre question, je pense que oui, il peut dans ce genre de situation, y avoir du mimétisme de la part de votre fille. C’est tout-à-fait probable puisque nous fonctionnons tous un peu de cette façon avec les personnes de notre entourage. On finit tous plus ou moins par adopter certaines mimiques, expressions … qu’on observe chez nos interlocuteurs réguliers. Mais pour votre fille, je pense que le « comportement pn » comme vous le dites n’est qu’une façade ponctuelle.
      J’espère que vos relations pourront s’apaiser.

      La lumière effraie les vampires.

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      • Merci d’avoir pris le temps de répondre à ma question. Je me trouve actuellement prise dans le dilemme suivant : dois-je faire remarquer à ma fille le danger qu’elle court actuellement (émotionnellement, financièrement, socialement, etc.) alors qu’elle semble se complaire dans cet état d’emprise psychologique ? Vaut-il mieux ne rien dire et laisser le PN poursuivre son entreprise de phagocytage au risque de voir ma fille détruite à petit feu ? Vu qu’elle a adopté des comportements très semblables à ceux de son mari, elle pourrait couper les ponts…

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        • Bonjour,

          Votre dilemme est légitime, j’ai souvent lu des parents comme vous qui avaient envie d’expliquer à leur enfant qu’il/elle était en danger avec ce conjoint … Mais à mon avis, de ce que j’en sais, c’est qu’il vaut mieux ne pas trop s’engager dans ce chemin de dénonciation du conjoint, car il risquerait de se produire l’effet inverse : elle se rapprocherait de lui et pourrait peut-être vous en vouloir. Vous pouvez lui demander comment elle va, si avec son mari tout se passe bien, lui dire que si elle a des soucis un jour elle peut vous en parler, mais sans trop rentrer dans les détails.
          Si votre fille n’est pas heureuse avec lui, elle y trouve tout du moins son compte, aussi étrange que cela puisse paraître, car cela fait 17 ans qu’elle est avec cet homme … c’est qu’elle le supporte pour le moment, pour des raisons qui lui sont propres.

          Bonne continuation.

          La lumière effraie les vampires.

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  11. Bonjour, un PN ne boude pas forcément. J’ai été élevé par un PN qui nous terrorisait pas ses crises de colères, des coups, des dénigrements et nous isolait bien du reste du monde même de la famille (cousins etc…). Point très très négatif, cela ne s’arrange pas avec l’âge, même le quatrième, car au fil des ans le PN perfectionne sa méthode d’emprise et les caprices qui saoulent.
    Sinon j’ai trouvé super le parallèle avec la chanson de Souchon, génial c’est tellement vrai !

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  12. Bon post ! 😊
    Décalé léger qui décrit le pervers sur un ton humoristique même si on sait que le pervers est toxique et dangereux pour ses proies.
    Car pour les pervers l’autre est un objet un ustensile un jouet responsable de tout ce qui va pas chez lui.
    Il essaie de culpabiliser sans cesse l’autre de tout et n’importe quoi fui toute discussion ouverte et constructive.
    Ment se contredit monte les uns contre les autres….
    Un enfant dans un corps d’adulte c’est exactement ça !
    Le pervers supporte aucunne frustration contradiction incapable d’empathie et incapable de remise en questions.
    Le pervers ne progressera jamais d’une parce Qu il se considère parfait et de l’autre parce Qu il rejette constamment la faute du problème sur les autres les circonstances extérieurs les objets.
    Lui il est parfait.
    Puis il est prisonnier de son schéma dominer contrôler et faire du mal il est sadique il ressent du plaisir de la jouissance à maltraité l’autre le torturer l’humilier le voir souffrir.
    Ça le soulage il trouve son équilibre ainsi en faisant du mal aux autres !
    On est des poubelles psychiques et poubelles sexuelles pour eux.
    Tous les p.n que j’ai rencontre était de pire en pire avec le temps le masque glisse et parfois il tombe.
    Et la c’est moche encore faut il s’écouter et coupez ce lien toxique.
    Je me suis pas engagée et quelques mois m’ont suffit pour partir à chaque fois.
    Ça demande courage et ne pas être dépendant affectif.
    Ce qui reste sont dépendants affectifs ils ou elles sont maltraités mais excusent ou essaient de guérir le PN.
    Le PN n’a pas d’excuse c’est intorelable de maltraiter une autre personne et se considère pas malade.
    il a un grave trouble de la personnalité avec de graves troubles cognitifs biensur qu’il est malade et pas heureux mais il n’est pas assez humble assez intelligent assez fort assez ouvert d’esprit pour faire un travail sur lui.
    Il est dans le déni c’est toujours les autres le coupable.
    écoutez vous respectez vous si l’autre avec lui vous vous sentez mal à l’aise pas en confiance infantiliszr dominer contrôler pas respecté pas vu pas écoutez que vous perdez votre énergie votre joie de vivre votre confiance en vous.
    Coupez et partez c’est un PN il manipule vos sentiments vos émotions et oui nous on a des sentiments pas le PN.
    N’offrez pas vos sentiments votre empathie à un PN qui en a rien à faire.
    La seule et unique chose que le PN veut c’est dominer contrôler vous devez être obéissante docile et soumise comme un caniche vous êtes la quand il a besoin de vous pour le rassurer ou pour vous en prendre plein la figure et quand il a pas besoin de vous vous retournez à la niche.
    Si vous vous êtes fatiguée malade ou avait besoin de réconfort d’écoute le PN ne sera jamais la pour vous.
    Ça va que dans un sens vous êtes un serviteur qui devait le remercier à chaque instant de le remercier de vous faire l’honneur de sa présence.
    Vous ne servez qu’à le maintenir dans l’illusion Qu il est quelqu’un de supérieur et de bien.
    Pour Qu il y est moins de pervers on ne doit ni toléré ni excuse des comportements pareils ou les autres sont des objets et des poubelles.
    Je suis seule parfois c’est dure mais je me respecte et je prends soin de moi et j’avance je peux me regarder dans une glace.
    Avec un on on on se sent pas bien mal indigne moche… On souffre…. On fui le miroir on s’en veut on lui en veut on devient aigris frustrée….
    Sortez de cette emprise sortez de ce disfonctionnement ce mal être constant qui vous ronge votre corps votre esprit qui détruit votre vie.
    Plus vite vous partez plus vite vous remonterez la pente.
    Fuyons les PN et la ils iront se faire soigner si ils ont plus de proies.
    Quand un pn voit Qu il arrive pas à vous mettre sous emprise il accentue la violence et si il arrive tjrs pas il fuit ou vous pousse à fuir.
    Au fond de lui il sait que vous êtes forte que vous êtes difficilement manipulable que vous avez des valeurs et une morale il vous haie pour cela c’est pour cela Qu il devient de plus en plus méchant mais il vous admire même si il vous le dira jamais vous pouvez être indépendante libre vous préférez choisir la vie l’amour la confiance vous rêvez encore.
    Pas lui le pn ne rêve plus n’y crois pas à l’amour la confiance la joie.
    Souriez à la vie.
    Le pn est morbide jamais content jamais heureux jamais fière.
    Son plaisir est solitaire quand il fait du mal ça lui donne sa joie de vivre ça le soulagé mais c’est éphémère il doit recommencer encore et encore à faire du mal à maintenir sa ou ses proies sous emprise c’est usant.
    Le pn est fatigué de répéter inlassablement ce schéma destructeur et toxique mais il ne sait faire que cela.
    Il est fragile il est vide affectivement.
    Faut pas avoir pitié ni d’affection pour lui il en a pas pour les autres.
    Mais on peut rien construire avec une personne qui est presque mort psychique lent et qui survit en détruisant les autres.
    J’ai coupez avec ces pn et je ne regrette pas.
    Soignez votre dépendance affective si vous savez pas être bien seule vous ne pouvez pas être bien à 2.
    Et les pn le sente quand on culpabilise trop qu’on doute Qu on manque de confiance…
    Lui il va vous faire culpabiliser plus vous faire plus douter vous faire perdre confiance encore plus en vous.
    Il va creuser vos failles avoir des failles et des doutes c’est normal c’est sain mais avec un pn ne montrait ni vos failles ni vos doutes car lui plus vous perdez confiance et plus il se sent bien fort important se sont des fous !
    Je pense à moi pas besoin d’un pn qui me critique me rabaisse me traite comme un caniche dans ma vie 😁

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