Le courage d’être soi, une charte de bien-être avec soi-même

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Etre seul(e), c’est avant tout écouter, s’écouter, entendre, s’entendre, accepter le silence et le calme qui nous entourent. Choisir sa solitude, c’est tout l’inverse d’être dépendant(e) de quelqu’un, des autres. C’est devenir plus disponible à soi-même et aux autres, pouvoir s’offrir et leur offrir bien plus d’attention. C’est avoir de nouveaux trésors à donner, et pas seulement de l’angoisse, de la peur, du doute, du vent.

Ces derniers temps, je lisais trois ouvrages différents de l’auteur Jacques Salomé, que je vous conseille de lire car ils permettent une réflexion pertinente sur soi-même.

Dans ce dernier livre, j’ai trouvé un petit chapitre qui mérite d’être partagé ici. Il en faut du courage pour être soi, et peut-être déjà pour achever la lecture de ce livre. Je pense que tout le monde n’a pas le courage de se regarder en face, de se regarder dans le miroir en prenant conscience de ce qu’il est, et non pas de ce qu’il paraît.

Il y en a qui vivent uniquement dans les apparences, qui gaspillent leur temps à peaufiner leur image … fausse image ornée d’hypocrisie. A les écouter, le bonheur serait proportionnel à la somme d’argent gagnée chaque mois ! (en tout cas, quelqu’un m’a exposé cette idée absurde en long, en large et en travers). On les voit parfois, les matérialistes superficiels ; ils paradent avec « une femme objet qui présente bien » (Jean-Jacques Goldman – Les choses), des enfants, des animaux tout autant objetisés, un smartphone dernier cri, une grosse voiture rutilante … etc. Plus la voiture est imposante, plus ils sont contents. Ils se sentent supérieurs aux piétons et à ceux qui ont une vieille voiture. Ils s’inquiètent plus de l’état de leur voiture que de la santé de leur femme (et c’est bien souvent le cas).

Puis si on creuse derrière les apparences, finalement, on se retrouve face à un vide béant, un néant abyssal. Dans les cas les plus pathologiques, on parle de « puits sans fond » pour ces personnes. Alors il n’y a rien à envier à un puits sans fond.

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En plus, le gazon artificiel ne croît pas, il stagne, inchangé et terne.

Ainsi, il faut déjà avoir atteint un niveau de conscience, d’humilité et d’authenticité suffisant, pour oser regarder nos blessures et nos failles anciennes. Pour ceux/celles qui en ont le courage, voilà le texte rédigé par Jacques Salomé sous forme d’une charte, présent dans son ouvrage Le courage d’être soi. Je l’ai trouvée vraiment éloquente et intéressante.

Charte de bien-être avec soi-même, ou comment accepter d’être un meilleur compagnon pour soi-même

1) Je peux découvrir à tout âge que je suis partie prenante et co-auteur de tout ce qui m’arrive.

2) Je peux apprendre à n’entretenir ni accusation sur l’autre ni auto-accusation pour tout ce qui surgit dans ma vie.

3) S’il me vient de l’autre, des autres, de l’environnement, un événement, une parole ou un acte qui me fait violence, je peux nommer mon ressenti et remettre chez l’autre ce qui lui appartient quand ce qu’il m’a envoyé n’est pas bon pour moi.

4) Quand me vient de l’autre, des autres ou de l’environnement un événement, un acte ou une parole que je peux accueillir comme un cadeau ou une gratification, il m’appartient de le recevoir et de lui donner un prolongement en moi. Ma liberté intérieure en sera d’autant plus agrandie, mes ressources confortées et mes énergies ressourcées et amplifiées. Ma responsabilité en sera de rayonner et de contribuer ainsi à nourrir de plus d’amour l’espace de ma vie.

5) Chaque fois que je prends le risque de me positionner, de m’affirmer en me respectant, je prends le risque de me différencier. Ce faisant, je peux heurter des sensibilités, contrarier des croyances et ne pas obtenir l’approbation ou l’aval de mon entourage. Je peux apprendre à cohabiter avec ma solitude.

6) En osant des demandes directes et ouvertes, j’accepte aussi de ne pas contrôler la réponse de l’autre. Je prends donc le risque et la liberté d’accueillir cette réponse, qu’elle soit positive ou négative.

7) En passant du réactionnel au relationnel, j’agrandis les possibles de l’échange.

8) En m’appuyant sur quelques outils susceptibles de favoriser la communication (écharpe, visualisation, symbolisation) et en appliquant quelques règles d’hygiène relationnelle, je me rends plus cohérent et plus consistant pour développer des relations créatives. Je nourris ainsi la vivance de ma vie.

9) J’agrandis et je développe mon autonomie et ma liberté chaque fois que j’apprends à prendre soin de mes besoins, de mes désirs ou de mes sentiments sans les faire peser sur l’autre.

10) Quand je ne confonds plus culpabilité, culpabilisation (venant de l’autre) et autoculpabilisation, j’inscris un meilleur ancrage dans la réalité et je propose aussi une référence moins parasitée, moins encombrée et moins projective à l’autre.

11) Ma capacité à rester centré dépendra de ma rigueur à ne pas me laisser polluer par des relations énergétivores. Elle sera aussi fonction de mon ouverture à accueillir les relations énergétigènes.

12) Si j’accepte de découvrir que tout changement personnel a un prix à payer en termes d’exigences, de rigueur, de renoncements, de distanciation ou de ruptures nécessaires, je vais me relier plus profondément au divin qui est en moi et confirmer la dimension spirituelle qui m’habite.

« La pire des solitudes n’est pas d’être seul mais d’être un compagnon … épouvantable pour soi-même. »

 ♥ Et vous, que pensez-vous de ces douze points ? Le(s)quel(s) fait/font le plus écho en vous ? En appliquez-vous déjà certains ?

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8 réflexions sur “Le courage d’être soi, une charte de bien-être avec soi-même

  1. J’aime ce partage ^^

    Pour moi, les points :
    5) Chaque fois que je prends le risque de me positionner, de m’affirmer en me respectant, je prends le risque de me différencier. Ce faisant, je peux heurter des sensibilités, contrarier des croyances et ne pas obtenir l’approbation ou l’aval de mon entourage. Je peux apprendre à cohabiter avec ma solitude.
    et
    6) En osant des demandes directes et ouvertes, j’accepte aussi de ne pas contrôler la réponse de l’autre. Je prends donc le risque et la liberté d’accueillir cette réponse, qu’elle soit positive ou négative.

    … seront – je pense – les plus difficiles à équilibrer.
    Chacun ses défauts mais je pense que ma vie est en constant déséquilibre avec cette envie de me différencier (« comment je me sens, en accord avec moi-même ») et le désir d’être acceptée quitte à sacrifier de ma personnalité (« comment je suis bien, quitte à transiger »).
    Je pense que « cohabiter avec sa solitude » fait vachement peur
    ^^

    Aimé par 1 personne

    • En effet, je confirme que les points 5 et 6 ne sont pas innés chez tout le monde … chez moi, c’est pareil et c’est parfois frustrant. L’affirmation tranquille de soi ainsi que la formulation (dé)libérée des demandes sont des points qui se travaillent.
      Si on s’affirme plus qu’avant, il est courant que nos proches soient déstabilisés, voire tentent de nous décourager (Jacques Salomé l’explique dans son livre Le courage d’être soi). C’est là qu’il faut composer entre le respect de soi et la peur du rejet. Surtout, ne pas laisser autrui empiéter sur notre territoire, ne pas se laisser manipuler. Peut-être entendre, comprendre d’où vient cette angoisse de ne pas être accepté(e) socialement. Aussi, se demander si cette peur est rationnelle.
      Pourquoi « cohabiter avec sa solitude » fait peur, selon toi ? 🙂

      Aimé par 1 personne

      • Désolée de cette réponse tardive, la notification s’est perdue dans les méandres de ma boite mail.
        :p
        Un très bon ami m’a dit un jour : « Il y a des personnes lunaires et des personnes solaires.
        Les petits soleils brillent tous seuls et communiquent leur chaleur aux autres.
        Les lunaires n’existent que parce qu’elles sont éclairées par d’autres ».
        DONC
        Je n’ai plus envie de briller parce que d’autres auront décidé que je brille 😉

        Aimé par 1 personne

  2. Pingback: Un petit café et ça repart ! | Séraphine boit trop de café…

  3. J’aime cette facon d’exposer les choses en 12 points (comme les AA), celui qui me parle le plus est le 12, je l’applique depuis la rupture jai complètement modifié mon hygiène alimentaire ( ce qui implique des renonciations/distanciation, meditation, yoga, devenir végétarienne, manger selon les préceptes de la naturopathie (pas de gluten, pas de lactose, infusions de plantes, etc) , prières evidemment, cultiver la gratitude, etre en joie dans son cœur pour chaque bel instant passé, devant la beauté d’une plante, remercier la vie pour ce qu’elle apporte de bon ( on fait grossir ce sur quoi on focalise, si c’est du positif, meme maigre, tôt ou tard il finira par nous emplir, si Cest negatif on s’attire de nouvelles *mmerdes.)
    Le cas de la pn me laisse sans voix devant tant de ruse et de plaisir à engendrer des desseins machiavéliques, dans ces moment la jai du mal à comprendre une phrase tres célèbre : Dieu fit l’homme à son image. ….?? Qu’en conclure? Ces expériences remuent sacrément.
    Entrer en soi et trouver une zone de paix et de joie divines
    Le changement de mode de vie m’a rapprochée d’une certaine tranquilité et pacifie enormement de choses en moi. Il permet de s’élever et investir plus de spiritualité.

    Aimé par 1 personne

    • Après un changement important entrepris dans notre vie, on chemine peu à peu, à notre rythme et sur le sentier que l’on choisit. Cette charte de bien-être avec soi-même nous fait réaliser des choses essentielles auxquelles on ne pensait pas forcément avant. De toute façon, nous avons besoin de tout repenser et de prendre un nouveau départ, si on veut se sentir mieux 🙂 Quant aux pn, ils sont peut-être sur Terre pour nous apprendre à réfléchir sur nous-mêmes, pour souligner nos pires blessures archaïques ? Cela de façon abrupte voire machiavélique, mais au fond, je pense que ce sont eux les plus faibles, entre nous. Cela dit, nous pouvons transformer le négatif en positif, c’est la plus belle oeuvre que l’on puisse faire dans notre vie.

      J'aime

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