L’heure du bilan, après avoir vu les quatre saisons défiler une fois

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Cela fait un petit moment que je n’ai pas écrit pour La lumière effraie les vampires, depuis le mois d’août. Mais aujourd’hui, en manque d’écriture probablement, je reprends mon clavier pour continuer un peu plus loin sur le chemin parcouru via ce blog 🙂

Avant de laisser les mots se former spontanément, je veux tout d’abord remercier tous ceux qui passent ici et parcourent mes articles, silencieusement pour la plupart, mais aussi ceux qui laissent une trace de leur passage. Les commentaires sont encore assez rares, c’est sûrement parce que j’écris peu souvent et que vous n’êtes pas sûrs que je vais vous lire et publier votre réaction. Mais si vous en doutez, sachez que je vérifie mon blog régulièrement, et que je publie tous les commentaires constructifs et intéressants. De plus, je réponds aux commentaires que je publie ; à commentaire pertinent, réponse pertinente 😉 Bien sûr, j’ai eu un ou deux commentaires complètement tordus et hors sujet ; si vous jouez dans la cour de l’école maternelle et si vous avez du temps à perdre dans votre vie, sachez que moi je n’en ai pas, ainsi je ne salirai pas mon blog avec des commentaires-torchons.

Exemples de commentaires pertinents : « Super cet article, j’ai appris quelque chose en le lisant. », ou encore toute remarque ou question constructive, intelligente et intelligible (pour illustration : tous les commentaires actuellement validés sur le blog). Bref, tant qu’il y a une intention d’échange, de partage, de discussion, d’intérêt pour le sujet abordé dans l’article. Même si c’est court (une ligne), même si c’est long (plus de vingt lignes), je publierai votre commentaire et y répondrai dès que le temps me le permet 🙂

Exemple de commentaire inintelligible et tordu (j’ai réellement reçu ce commentaire et je n’ai toujours pas compris ^^) : « Je suis un PN. Je suis heureux de ma vie et heureux de donner des conseils à des paumés qui se la jouent. Que dois-je faire pour que ces paumés évoluent et voient l’intérêt de mes commentaires ? ». Là, je ne publie pas, surtout qu’on sent une pointe de méchanceté peut-être perverse derrière ce commentaire.

Mais je suis surtout très contente de voir que ces deux derniers mois où je n’ai pas publié, plusieurs personnes ont suivi mon blog en s’abonnant via leur adresse mail, ou aussi en aimant la page Facebook du blog qui a maintenant dépassé les 100 mentions j’aime. Idem pour les partages des articles du blog sur Facebook, il y en a eu pas mal et c’est très encourageant. Cela signifie que ceux qui se sont abonnés, d’une façon ou d’une autre, ont envie d’avoir des nouvelles et d’être prévenus lorsqu’un nouvel article paraît sur le blog. Et ça, c’est vraiment une belle récompense. Au même titre que le nombre de vues par article, qui montre l’intérêt plus ou moins grand porté sur les différents articles.

Voilà, c’est comme dans la vraie vie ; tant que vous vous intéressez à ce que j’écris, que votre intérêt soit motivé par de bonnes ou de mauvaises raisons, je suis contente, vous permettez à mon blog d’être mieux connu et plus lu. Sans en être toujours conscients, vous véhiculez le message que je souhaite faire passer à travers La lumière effraie les vampires. Si vous pensez que mes articles sont bêtes et exagérés, vous les partagez peut-être pour en rire avec vos proches qui eux, rient peut-être avec vous mais au fond, retiennent mes idées comme étant valables. Ces idées peuvent rester dans leur inconscient, faire leur chemin lentement dans leur esprit, et un jour ils n’en riront plus. Même pour les quelques rares personnes critiquant ce que je suis et ce que je dis, nous savons tous que la jalousie et l’envie en fait persifler plus d’un(e). Et moi ça me fait rire 🙂 La personne qui voudrait me savoir plus bas que terre, est obligée de se persuader que je suis au fond du gouffre pour se sentir supérieure et pouvoir se regarder dans le miroir. En même temps, ces gens-là, ça fonctionne toujours pareil : rabaisser les autres pour « soulager » leur conscience, se maintenir dans le déni, et ne pas balayer devant leur porte. C’est triste, mais je ne peux rien pour eux. Je suis là pour les personnes empathiques et sincères, pas pour les autres.

Peut-être aussi qu’en ce 31 octobre 2015 (heure où j’écris), c’est un peu l’heure du bilan pour moi. Jusqu’à maintenant, j’étais mal à l’aise avec le fait de parler de choses trop personnelles ici. A présent, je m’en fiche, tout en préservant mes informations personnelles, je me sens plus libre de m’exprimer librement, sans entrave. Je m’en fiche royalement que la personne concernée puisse lire ce que j’écris, me concernant je n’ai rien à cacher, je n’ai pas honte et j’assume tout ce que je peux dire. On n’est plus dans la cour de récré de l’école maternelle (enfin, pour ma part), les moqueries et les critiques me passent au-dessus de la tête et les médisances ridiculisent celui/celle qui les profère. D’ailleurs, comme je l’ai déjà dit sûrement plus d’une fois dans mes articles, les personnes critiquant maladivement les autres ont avant tout un problème avec elles-mêmes, un problème d’image et/ou de personnalité.

Un jour, quelqu’un m’a dit que pour être plus en paix avec soi-même, il faut revoir défiler toutes les saisons au moins une fois, donc pendant un an. Je crois que c’était une très sage parole.

10407107_1493008790923840_8083327293586321212_nL’heure du bilan, car voilà presque un an que je me suis sortie d’une histoire bien compliquée et tortueuse. Non sans séquelles et blessures, cela n’a pas été un chemin facile de se libérer de cette emprise bien ancrée. Puis finalement, le temps, les mois passent, et on réalise qu’on n’est pas seul(e). Qu’il y a beaucoup de belles personnes autour de nous qui sont là pour nous tendre la main ; que les tordus, les manipulateurs et autres pn ne sont pas la majorité. On en croise un parfois au détour d’un chemin, mais après avoir fait les frais de la manipulation durant des mois, des années, je peux vous assurer qu’on voit venir les autres tordus du même genre. Et même, on ne supporte plus les cons en tout genre, les narcissiques, les prétentieux, les mythomanes, ces menteurs maladifs, les hypocrites, les beaux parleurs, les paranoïaques, les donneurs de leçons … etc. Ce genre d’attitude nous exaspère, et on sent tout de suite à qui on a affaire.

Reportage sur Alain Souchon et Laurent Voulzy, tourné cette année et passé récemment sur les chaînes de la TNT.

Mireille Dumas – Et vous, Alain, vous vous trouvez beau ?

Alain Souchon – Oh, non, pas tellement, je ne me suis jamais trouvé très beau … d’ailleurs, vous savez, il n’y a que les idiots qui se trouvent beaux.

Moi je dis que je suis d’accord avec Alain Souchon. Il évoquait vraiment des personnes prétentieuses en tout cas, c’est bien ce que j’ai compris à travers sa phrase.

L’heure du bilan, un an après avoir emprunté le chemin de la reconstruction, un chemin qui s’est révélé surprenant et stimulant. Je sais que je vais encore apprendre bien des choses sur moi-même et sur la vie. Ma soif d’apprendre est intarissable, c’est bien là ma richesse.

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La plus grande satisfaction qu’on peut ressentir après avoir vécu une relation destructrice avec un tordu quelconque (pn ou autre), c’est de parvenir à rire du passé et de l’attitude pathétique de l’autre. Je pense que c’est une bonne revanche sur la vie, pour ma part ça a été un premier pas vers la liberté. Je peux maintenant dire que je ne prends plus rien au sérieux concernant cette période de ma vie. Ainsi, il n’y a plus aucune gravité ni dans le passé, ni dans le présent, ni dans le futur, seulement de la légèreté au final.

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Je ne peux pas m’empêcher de mettre cette image, je la trouve par-faite.

  • Aussi, je ne peux pas écrire cet article sans évoquer Scarlett, ma voisine de blog. Elle, elle emploie le terme de « consœur » et moi je dis « voisine », pour moi c’est similaire 🙂 Je comprends à 200% le succès de son blog Le pervers narcissique, très dense en informations sur le sujet, et illuminé par l’empathie et la capacité de synthèse de Scarlett. Il faut souligner qu’après être partie de cette relation toxique, c’est à Scarlett que je me suis confiée en premier, sans avoir peur d’être jugée et en sachant qu’elle me croirait. Oui, car bien souvent, quand on raconte les anecdotes et les faits liés à une personne ayant tous les traits d’un pn, nos récits paraissent tellement gros pour quelqu’un d’extérieur, qu’on se demande si on va être pris(e) au sérieux. Quelqu’un n’ayant pas connu de pn à titre personnel, a souvent du mal à se mettre à notre place et à imaginer ce qu’on raconte. Parce que certaines scènes vécues relèvent de la science-fiction 😉 Et bien Scarlett m’a permis d’enfin oser m’exprimer, parler, écrire, témoigner de mon histoire. Après 4 ans de silence, j’ai ainsi pu me libérer de mes chaînes invisibles mais bien attachées. Comme quoi, le fait d’être écoutée et crue par d’autres est vraiment primordial. Merci encore, Scarlett, pour ton aide et ton écoute. N’hésitez pas à aller lire les articles de son blog, il y en a pas mal, tous sont écrits avec beaucoup de cœur et de précision. Sans oublier l’empathie, ce qui nous distingue de façon flagrante des pervers narcissiques 😉

Edit – Je fais toujours de nombreuses éditions à chaque fois que je publie un article ^^ – J’aimerais aussi citer dans cet article, deux autres personnes que j’ai connues via WordPress, deux autres voisines de blog en fait.

  • Tout d’abord, Séraphine qui elle aussi, a créé son blog après une relation compliquée, un peu comme moi. Nos histoires sont toutes différentes bien sûr, mais il y a ces similitudes troublantes entre les faits que nous avons vécus. Les personnes ayant tout du profil pervers narcissique, sont réellement toutes semblables ; les mêmes attitudes qui reviennent, le même type de paroles, les mêmes stratégies de manipulation, la même façon de penser bien alambiquée … etc. De plus, je trouve que Séraphine a un certain talent pour l’écriture, donc je vous conseille d’aller lire son blog : http://callmeseraphine.wordpress.com/ . Merci encore Séraphine pour tes évocations de mes articles sur ton blog 🙂
  • Puis, Elisabeth qui elle, tient un blog depuis sûrement bien plus longtemps que nous toutes. Un blog magnifique, sur lequel on a l’impression de se promener sur un chemin parfumé de senteurs paisibles. C’est grâce aux jolis textes qu’elle publie régulièrement, toujours emplis de philosophie et invitant à la rêverie. Voilà le lien de son blog, vous pouvez aussi y faire un tour : http://tarotpsychologique.wordpress.com/ . Merci encore Elisabeth pour tes commentaires et tes encouragements 🙂

D’ailleurs, concernant le terme de pervers narcissique, au début je l’utilisais beaucoup pour parler de celui qui a été mon petit ami. Cela dit, au fil du temps, je l’utilise moins et très peu aujourd’hui, avec beaucoup de parcimonie. Pour la simple et bonne raison que je ne veux pas risquer d’amalgamer ce terme, et que lorsque parfois je parle de mon passé, je n’ai pas besoin de dire « mon ex est un pervers narcissique » pour être crédible. Les gens comprennent très bien eux-mêmes la personnalité de l’homme ou de la femme qu’on évoque, sans avoir besoin de lui coller l’étiquette « pn » sur le front. C’est assez évident que machin ou truc est un manipulateur ou une manipulatrice, lorsqu’on raconte une anecdote tout en restant bien factuel(le). Ainsi, c’est essentiel de rester dans les faits objectifs, tels qu’ils se sont déroulés. D’ailleurs, je n’ai pas l’habitude d’ajouter des fioritures pour faire plus spectaculaire, la réalité me suffit. Seuls les menteurs ont besoin d’en faire des tonnes pour espérer redorer un peu leur ego bien torturé.

Evidemment, il y a d’autres personnes que j’ai rencontrées à cause de – mais aussi grâce à – cette histoire tordue. C’est un mal pour un bien, parce que quoiqu’il en soit, je pense sincèrement qu’il ne faut pas rester seul(e) avec la honte, le doute, la peur, la culpabilité. Mais au contraire, il faut extérioriser ces émotions et ces pensées, quitte à beaucoup écrire si on n’arrive pas à en parler à quelqu’un en face à face. C’est à mon sens le seul moyen d’avancer, de déposer tout le poison émotionnel que le vampire nous a inoculé auparavant, pour pouvoir continuer à marcher avec moins de poids sur les épaules. Imaginez que vous êtes dans une montgolfière, et que pour parvenir à prendre de l’altitude, il faut que vous lâchiez du lest. Avec les émotions négatives, c’est la même chose.

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Montgolfière de ballons dans le film Là-Haut.

Enfin, la plus belle victoire, je pense que c’est le jour où on arrive à se sentir en paix. Tout d’abord, en paix avec soi-même. Puis, en paix vis-à-vis de notre passé. Enfin, en paix vis-à-vis de cet autre qui nous a tant blessé, volontairement ou involontairement parfois. Après avoir absorbé de la violence verbale, psychologique, des moqueries sous couvert d’humour, des critiques, de la dévalorisation, de la méchanceté gratuite, des insultes, des mensonges, de la manipulation … etc ; le plus beau, c’est d’arriver à passer au-delà de tout ça. C’est ce qu’on appelle la résilience, telle « la capacité pour un corps, un organisme, une organisation ou un système quelconque à retrouver ses propriétés initiales après une altération » (source : Wikipédia). Cette notion de résilience est développée dans le domaine de la psychologie, où elle est définie comme « un phénomène psychologique qui consiste, pour un individu affecté par un traumatisme, à prendre acte de l’événement traumatique pour ne plus vivre dans la dépression et se reconstruire. » (source : Wikipédia). Parfois, on parle aussi de sublimation, à l’image de la glace solide qui devient gaz sans passer par l’état liquide.

Et le mieux, dans tout ça, c’est quand on n’a plus aucune rancœur, plus aucune colère, plus aucune haine pour la personne qui nous a blessé(e) voire détruit(e). Parce qu’avec des ruines, on peut reconstruire un village. Rien n’est impossible si on le veut avec le cœur. Ce que l’on voit est une question de point de vue.

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C’est ainsi que je peux même ressentir de la reconnaissance envers cet homme qui m’a blessée, parce qu’il m’a permis de grandir, de devenir moi-même. Bien sûr, pas de façon directe, mais de façon indirecte. Il m’a sûrement bien plus fait réfléchir sur moi-même que n’importe qui d’autre dans ma vie. C’est étrange de dire cela d’une personne dont la perversité et la manipulation constituent la philosophie de vie, mais oui cette histoire n’était pas inutile, bien au contraire. C’est pour cette raison que je ne regrette rien et que j’assume le passé. Je le vois parfois comme un morveux sournois doublé d’un gamin paumé, concernant ses intentions c’est dur à dire, je ne suis pas dans sa tête pour le savoir, mais je sais qu’il est ainsi et que je l’accepte. Cela fait bien longtemps que j’ai renoncé à avoir un échange authentique avec lui, car en 4 ans je lui ai laissé cette chance, mais il n’a jamais été capable de la saisir. Je n’en ressens plus le besoin aujourd’hui car je suis tournée vers l’avenir. Puis j’ai vécu tout ce que j’avais à vivre avec lui, je n’ai aucun regret ni aucun remord.

Je suis tout de même comme un roseau, qui plie mais ne rompt pas, empathique sûrement, mais ferme, intransigeante, obstinée.

Je pense malgré tout ça, qu’il m’a enseigné une grande leçon de vie, qui ne peut pas vraiment se résumer avec des mots. Peut-être l’âge de la maturité, la fin de l’adolescence, de l’innocence, la fin des illusions aussi, le début de la clairvoyance et de la sagesse, enfin. Il m’a fait réaliser qu’il existait des personnes réellement toxiques, portant en elles beaucoup, beaucoup de violence et de rancœur. Il m’a aussi fait comprendre beaucoup de choses sur moi-même, en soulignant mon intelligence, mes capacités intellectuelles, ma façon de voir le monde. Lui critiquait souvent tout ça, sauf parfois, il m’a dit un jour « Tu as une grande intelligence, mais comme moi, tu l’utilises mal. » ; et à l’époque, il avait raison. Depuis, j’ai pu travailler sur ce point. Des petites phrases comme celles-là m’ont parfois permis de me comprendre, sous les coups assénés par les mots acérés comme des couteaux. Je ne pense pas que son intention était que je m’épanouisse vu son comportement, mais contre son gré, c’est ce qu’il s’est passé au final, lorsque je suis partie. Je ne lui en veux même pas, car je vois comme il est empêtré dans ses mécanismes pervers déformant toute la réalité. Ce n’est pas grave, c’est dommage pour lui, mais moi ça ne m’empêchera pas de dormir. J’ai de l’empathie, beaucoup d’empathie, mais je la réserve pour les gens qui la méritent.

Par ailleurs, je n’ai pas besoin d’être méchante ou cynique pour me sentir mieux. Bien au contraire, la méchanceté gratuite et l’ironie mal placée sont plutôt des poisons émotionnels pour ceux qui les portent en eux et tentent de les transmettre à autrui. Je préfère faire la place à de beaux sentiments et à un état d’esprit positif, tels que la paix intérieure, la sagesse, l’humilité, l’écoute de moi-même et des autres. Les fruits de la sagesse sont bien meilleurs que ceux de la rancœur.

Voilà, c’est ainsi que s’écrit un article lorsqu’on a plein d’idées en même temps, une grande inspiration, et qu’on veut tout écrire pour que tout soit là. J’espère – et je pense – être compréhensible, je fais toujours l’effort de me relire pour ne pas laisser de fautes d’orthographe ou de zones d’ombre dans la syntaxe. Je sais aujourd’hui que je vois le monde avec peut-être plus de lucidité, plus de sensibilité, que la plupart des gens. C’est cela, cette sensation d’être en décalage avec les autres que j’ai toujours eue. Je comprends mieux aujourd’hui, et à présent ça ne me pose plus de problèmes dans ma vie de tous les jours. Ou alors, très peu de problèmes. Le tout, c’est de ne plus jamais laisser quiconque nous définir. Et je le réussis bien, car de plus en plus, je ne laisse plus les autres me juger injustement.

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Et vous, avez-vous appris quelque chose de vous-même au cours d’une relation passée ?

Laurent Voulzy, il était temps de publier une de ses chansons sur mon blog ❤ et aussi son ami Alain Souchon. Deux chanteurs ayant du talent, je les apprécie beaucoup. Vous savez maintenant que je suis une grande admiratrice de Laurent Voulzy.

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7 réflexions sur “L’heure du bilan, après avoir vu les quatre saisons défiler une fois

  1. Pingback: L’heure du bilan ? | Séraphine boit trop de café…

  2. Je fais partie des « nouvelles » qui vous suivent. Je me retrouve beaucoup dans vos articles et je trouve que vous écrivez des choses très justes. Rares sont les témoignages où les personnes disent : « oui cet homme m’a fait du mal mais cette histoire m’a fait grandir » et qui assument cette expérience de vie. Je fais partie de celles qui pensent que nos « PN » sont d’une certaine manière « utiles ». Bien évidemment nous n’avons rien à gagner à continuer de fréquenter ces menteurs pathologiques, ces manipulateurs et jouisseurs de notre souffrance. Mais si on les rencontre, il y a là peut-être un message aussi, qui peut nous amener, indirectement, à devenir enfin nous-même. « Je crois que rien ni surtout aucune rencontre n’arrive par hasard » m’avait-il dit un jour…Il avait peut-être raison, pour une fois. Pour ma part, ma relation fut courte mais je comprends que lorsque l’on reste 5, 10, 20 ans avec un manipulateur, il est difficile d’y voir grand chose de positif. Malgré tout, j’ai plus appris en six mois sur moi-même, sur les gens et sur la vie en général qu’en dix ans de vie. Oui, nos PN, au milieu de leurs mensonges, disent par moment des morceaux de vérité sur nous-même. Une des rares choses sensées qu’il m’ait dite : « Tu es une fille brillante mais tu as aussi des problématique profondément ancrées…Libère-t-en, fais-toi aider, accompagner, débarrasse-toi de ce carcan… ». Et aujourd’hui c’est ce que je fais..sans lui. Et je vais mieux. Vous avez raison, quand on a croisé la route d’un tordu, ensuite on a le radar : on les voit arriver de loin. Je ne dirais pas que je ne regrette rien. J’ai pris des risques avec cet homme, et j’ai fait du mal indirectement à mon entourage. Mais que je le veuille ou cette relation fait partie de mon histoire et « grâce » à elle, je suis celle que je suis aujourd’hui et j’ai énormément appris. J’ai juste eu la chance de me sortir assez tôt des griffes de ce manipulateur, bien que l’emprise dure longtemps encore après la rupture. Merci pour votre blog, votre écriture et votre grande sensibilité.

    Aimé par 1 personne

    • Bonsoir,

      Tout d’abord, un grand merci pour votre commentaire très pertinent, et vos compliments.
      Ce point de vue qui est le mien provient de mon optimisme 😉 Je pense qu’il est essentiel d’arriver à transformer le négatif en positif, la noirceur en lumière. Cela s’appelle la sublimation, justement.
      En effet, il y a un point de non retour, où nous n’avons plus rien à apprendre au contact de ces personnes. C’est à partir de là qu’il est temps de reprendre un autre chemin tout(e) seul(e), emprunter une bifurcation, pour recommencer autre chose.
      Bien sûr, rien ni personne n’arrive par hasard dans notre vie, et sur ce point nous sommes d’accord avec les pn 🙂 C’est vrai que des fois ils lisent en nous comme dans un livre ouvert, et disent des choses très sensées, même si c’est rare. En fait, celui qui était mon petit ami m’avait dit plusieurs fois une parole similaire à « Tu es une fille brillante mais tu as aussi des problématique profondément ancrées…Libère-t-en, fais-toi aider, accompagner, débarrasse-toi de ce carcan… », comme quoi ils arrivent très vite et très bien à nous cerner ; ils recherchent des personnes avec qui ils vont pouvoir jouer au sauveur, puis s’ensuit le triangle de Karpman victime – bourreau – sauveur. Nous leur devenons ensuite redevables, car « après tout ce qu’ils ont fait pour nous » selon eux, nous leur devons même la vie (la mégalomanie et l’égocentrisme maladifs ne les aident pas).
      C’est pourquoi ces personnes ne sont que peu recommandables et au final, infréquentables. Pourtant, je pense sincèrement qu’ils nous permettent d’apprendre beaucoup sur nous-mêmes et sur la vie. C’est même avec cette idée que Christel Petitcollin achève son livre « Échapper aux manipulateurs, les solutions existent » (auquel j’ai consacré cet article https://lalumiereeffraielesvampires.wordpress.com/2015/04/04/un-livre-liberateur-christel-petitcollin-echapper-aux-manipulateurs-les-solutions-existent/) 🙂
      C’est pour cela qu’il n’y a rien à regretter selon moi, nous avons toujours fait ce qui nous paraissait le plus juste, et c’est bien le principal.

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  3. Bonsoir,
    Ce texte comme les autres est très bien rédigé et à l évidence, on ne peut qu en retirer le positif, le temps passant, c est même une nécessité, sans quoi, nous ferions perdurer une amertume qui deviendrait insupportable.
    J aime ce dicton qui dit à chacun malheur est bon, il y a toujours un enseignement à tirer.
    Cela dit et à travers mes lectures, il y a une question que je me pose:
    Viennent ils dans nos vies car eux et nous pourrions avoir des points communs, où sont ils passés pour que nous apprenions de la vie….
    Bien à vous

    Aimé par 1 personne

    • Bonsoir,

      Merci pour votre retour positif sur cet article et les autres.
      Les émotions négatives ne doivent pas rester en nous indéfiniment, c’est important d’arriver à lâcher prise, tout en prenant le temps qu’il nous faut.
      Pour répondre un peu à votre question, je pense qu’il y a un peu des deux. Cette relation nous a servi à grandir, comme je l’ai dit, quelque part, si on sait en faire quelque chose. De plus, c’est évident que nous avons des points communs avec eux, et qu’eux ont des points communs avec nous ; c’est juste qu’au premier abord, ça ne se voit pas de façon flagrante. Mais en réalité, oui, il y a des similitudes entre eux et nous. Par exemple, les pn ont aussi des failles structurelles provenant de leur enfance, sauf qu’ils les refoulent sûrement bien plus que nous. Puis, nous pouvons aussi avoir certains défauts en commun avec eux, enfin c’est une éventualité. Ou encore, une assez grande intelligence, qui est bien mal utilisée chez les pn. Cette liste n’est évidemment pas exhaustive, il peut y avoir d’autres similitudes.
      Tout ce qui nous arrive s’explique d’une façon ou d’une autre, ce n’est jamais un hasard.

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  4. Moi aussi, 4 saisons après… il est bien loin, mon PN de compèt’. Il est loin, mais il reste et restera à jamais gravé dans mon esprit. Je sais qu’il est là, tapi, je sais qu’il sentira l’odeur de la chair fraîche si jamais il m’arrive d’être faible.
    Plus je prends du recul, et plus je me rends compte du conditionnement qui préexistait à ma rencontre avec ce PN, plus je réalise avoir été élevée par une manipulatrice de haut vol, plus je vois mon mode d’être au monde : toujours et encore dans l’excuse. Je suis perpétuellement « désolée » d’être ce que je suis, de fonctionner comme je le fais, et par-dessus tout, de ressentir ce que je ressens. Je m’excuse, je revendique haut et fort mon désir de ne faire de mal à personne. Je ne pensais pourtant pas me ranger dans la catégorie « trop bonne, trop conne », bien au contraire.
    Je suis émue de voir que je suis loin d’être la seule à connaître/avoir connu toutes ces paroles aussi belles que toxiques, tout ce chantage affectif, le fait qu’on ait bafoué ma dignité la plus élémentaire d’être humain.
    Et me voilà, toute nue au matin du « premier jour du reste de ma vie », et que vais-je en faire ? Je ne sais pas. D’aussi loin que je me souvienne, ce sont bien les premiers moments de ma vie où l’angoisse qui m’étreint ne se manifeste pas dans un désir de mort, mais bien au contraire, dans une soif et une ouverture à la vie que tout être humain connait déjà sans doute, mais que je découvre pour la première fois, à 35 ans.
    Vous savez quoi, les amis ? Eh bien, je ne sais pas où je vais, je ne sais pas comment, ni pour combien de temps ni même pourquoi… mais j’y vais. Ne dit-on pas que c’est le chemin qui importe et non la destination ? Et si une personne veut se joindre à moi un jour, elle est libre de faire un bout de chemin avec moi… mais moi, je ne suivrai plus qu’un seul chemin : le mien.

    Je vous souhaite à tous une excellente et éclairante nouvelle année.

    Aimé par 1 personne

    • Je vous remercie pour ce partage plein d’émotion.
      On ne réalise pas toujours notre façon d’être avant de croiser le chemin d’un être assez spécial pour nous éclairer de sa « lumière » … alors que paradoxalement, les pn sont des êtres plutôt sombres. Mais ils nous montrent quand même des parties de nous, que nous n’aurions pas vues si nous étions resté(e) seul(e).
      Alors bien sûr, on peut garder uniquement le positif, et si on cherche bien il y en a malgré tout 🙂 déjà, nous pouvons grandir et accepter nos failles, nos blessures, pour pouvoir les soigner au fil du chemin.
      Je vous souhaite une belle continuation sur ce chemin qui est le votre.

      J'aime

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