Métaphore – un iceberg à la place du coeur

 

iceberg2

Chers lecteurs,

Je m’adresse directement à vous car je vois que vous êtes de plus en plus nombreux à visiter, lire, commenter et suivre mon blog. Cela me touche car je me dis que mes écrits servent à quelque chose, à d’autres personnes que moi. J’ai une petite dizaine de commentaires en attente que je vais valider, parce que vous êtes plusieurs à avoir pris le temps de m’écrire en réaction à l’un de mes articles. Même il y a un an quasiment jour pour jour quand j’ai créé ce blog, je ne pensais pas qu’il susciterait tout cet intérêt. Je vais avoir du mal de répondre à tous, de sûr vos commentaires seront très bientôt publiés, en tout cas je vous lirai et ferai de mon mieux. J’ai pris un peu de retard – et de recul – en cette période bien remplie pour moi, mais malgré ça, La lumière effraie les vampires continue d’exister. Merci à vous 🙂

Après plusieurs mois d’absence, je reviens dans mon espace personnel pour me lancer sur le chemin d’une nouvelle réflexion. Je ne sais pas encore de quoi mon article sera fait, tout ce que je peux vous dire, c’est qu’il va évoquer … un iceberg. Oui, c’est fou pour commencer, un iceberg. J’aime bien l’idée car elle est complètement farfelue, mais elle m’inspire. C’est une amie qui m’a soufflé cette idée, je cite mes sources sans citer son nom, elle se reconnaîtra si un jour elle passe par là. Ça sert aussi à ça, les ami(e)s, à nous donner des raisons de réfléchir, des sources d’inspiration 😉

Je ne vais pas vous parler du réchauffement climatique et de l’élévation du niveau marin, bien que ce soit un problème d’actualité et une réalité qui avance un peu plus au cours du temps. Les icebergs et les calottes glaciaires fondent, oui, mais mon blog n’a pas une vocation scientifique, alors je préfère me taire que d’écrire des bêtises, je reste dans les domaines que je maîtrise un minimum.

Et bien, tout simplement, à moi, un iceberg évoque la froideur émotionnelle, l’absence d’empathie, le néant de sensibilité … tiens, on reconnaît là, la description d’un personnage que l’on connaît bien, le fameux vampire qui est effrayé par la lumière. Et bien, je peux vous dire qu’il y a des pervers narcissiques, mais à mon avis il y a tout d’abord plusieurs degrés de perversion, de perversité. Ensuite, il y a fort probablement des manipulateurs qui sont à la fois narcissiques et pervers, mais sans être structurellement pervers. Vous trouvez que je fais trop de distinctions ou que mon raisonnement est un peu trop complexe ? J’admets que ce n’est pas évident car la théorie paraît figée, alors que la réalité est toute autre, bien plus alambiquée et subjective. Il y a beaucoup de nuances dans la personnalité d’un homme ou d’une femme. La perversité par exemple, peut être une nuance, et ne sera pas toute la structure psychologique de l’individu avec la perversion, mais simplement un moyen, une attitude plus ou moins omniprésente. Il y a aussi des personnes qui n’ont tout simplement pas de limites ni de respect pour les autres, donc cela leur permet de transgresser les limites et de jouer avec les gens, sans aucun remord.

Iceberg (anglais iceberg, du norvégien ijsberg) : nm. Bloc de glace de grande taille flottant à la surface de la mer.

Voilà ce qu’est un iceberg, je suppose que vous savez tous et toutes ce que c’est, alors vous vous demandez où je veux en venir parce que je ne vous apprends rien … et bien, il y a des hommes (et des femmes) qui ont littéralement un iceberg à la place du cœur. J’en ai fait la triste expérience, ça on s’en doute vu ma page A propos, ainsi que tout ce que je peux écrire dans mes articles. On sent le vécu et c’est bien pour ça que je peux parler de ce que j’ai appris à mes dépends, mais heureusement pour moi. Même la plus foireuse des histoires de cœur peut nous apprendre bien plus sur nous-mêmes, ne désespérez pas, il y a toujours une leçon à tirer de nos erreurs.

Si vous êtes arrivé(e) sur mon blog, il y a de fortes chances pour que vous avez côtoyé quelqu’un dont le cœur est soit fait de glace, soit situé bien bas (tout comme le cerveau, situé lui aussi en-dessous de la ceinture). Chez les pn et autres manipulateurs, narcissiques, que j’ai coutume maintenant de nommer les « sans c……… », c’est une caractéristique innée. C’est admirable ce vide dans leur regard, ce ton monotone dans la voix, ce néant dans leurs émotions, cette absence totale d’empathie et de sentiments pour les autres. Je réalise que j’ai employé le mot « admirable », qui souligne une évidente fascination morbide pour ces individus. A mon avis, si on a déjà été sous emprise pendant une durée prolongée, il y a presque à coup sûr cette fascination morbide qui nous pousse à comprendre … pourquoi, toujours cette question « pourquoi est-il/elle comme ça ? ». Je ne le sais que trop bien, étant moi-même de celles qui veulent tout comprendre, tout expliquer, ne lâchent pas avant d’avoir un semblant d’explication. Alors la fascination morbide, je connais. Pourtant, je ne peux que dire encore et encore, que la seule solution, c’est de naviguer avec son bateau le plus loin possible de l’iceberg, pour éviter le naufrage.

12733638_1701963290041294_7353794687294882249_n

Avez-vous remarqué, lorsqu’il/elle vous prend dans ses bras, comme son étreinte semble glaciale, alors même que la chaleur de sa peau vous enivre ? Ce paradoxe est l’un des nombreux qui subsistent dans une relation sur fond d’emprise. Parce que celui qui a un iceberg à la place du cœur, est juste dénué de toute chaleur humaine. La chaleur de ses baisers n’y change rien. Il a ce côté même pas humain.

Combien d’entre nous ont tout tenté, au point de s’épuiser, pour tailler ce bloc de glace massif, dans l’espoir fou d’en faire un diamant ? Ou au moins, tenté de le faire fondre un peu, rien qu’un peu ? Nous sommes assez nombreux entre vous et moi,  bien souvent c’est le défi, l’enjeu inconscient d’une relation avec un homme (ou une femme) qui a un iceberg à la place du cœur. On tente de l’animer, de lui faire ressentir des émotions qu’il n’a pas, ou plutôt qu’il/elle a choisi d’enfouir tout au fond de lui/elle. Combien de fois je me suis retrouvée face à ce mur dressé là devant moi, entre lui et moi, m’empêchant d’accéder à son être authentique, puisque ce dernier est censuré, bâillonné, par choix. Son choix. C’est leur choix, je vous assure qu’ils/elles le choisissent et bien souvent par PEUR, peur de souffrir.

L’empathie, c’est dangereux.

J’ai demandé à l’un de ces individus pourquoi il n’avait pas d’empathie. C’est cette réponse qu’il m’a donnée, avec un sourire mais le plus grand sérieux. Parce que pour lui/elle, c’est dangereux d’ouvrir son cœur aux autres. Une fois que cette parole est dite, tout est dit. A défaut de trouver quelqu’un de loyal et respectueux, à défaut de trouver l’homme idéal, je peux me servir des manipulateurs comme sujets d’étude pour mon blog (mouais, c’est ironique) … ou au moins, apprendre encore et encore des choses sur moi-même. Le pire, c’est que ça marche. Mais encore une fois, il faut fuir, fuir, très loin. Un manipulateur, pn ou pas, fera toujours en sorte de nous mettre à terre, nous mettre à taire. Au fil du temps, nous devenons de plus en plus l’ombre de nous-mêmes, nous n’arrivons plus à mettre en ordre nos idées devant lui/elle, la confusion mentale s’installe. On dit qu’il faut fuir le plus tôt possible, c’est la seule issue.

iceberg

 

Et puis, il y a la partie émergée de l’iceberg … et la partie immergée. Nous savons tous que la partie émergée est celle qui se voit, elle est toute petite à côté de ce qui ne se voit pas. C’est ainsi que les « sans c……….. » (pardonnez-moi l’expression) avancent masqués. En public, ils seront au choix volubiles, sociables, timides, renfermés, charismatiques … Sauf que derrière ce masque, dans l’intimité, il y aura la domination, l’emprise, la méchanceté gratuite & la perversité, les monologues, les moqueries. C’est ce double visage, la partie immergée de l’iceberg est celle qui ne se voit pas au premier abord. J’ai souvent remarqué qu’il faut bien, plus ou moins, deux ou trois mois pour démasquer un manipulateur. Même si souvent, si on est (hyper)lucide, on s’en doute dès les premières semaines. L’intuition qui nous supplie de nous éloigner de lui/elle, le corps qui s’exprime à travers des maux pour remplacer trop de mots enfouis, l’angoisse qui grimpe en flèche avant de le/la rejoindre … ces signes ne trompent pas.

SeparateurNeutre

T’es le numéro 1
Moi juste un détail dans ta liste
T’es nul et tu vaux rien
Mais je suis une idéaliste

 

Ma peine au fond d’une fiole
Puisqu’on ne sera plus ensemble
Si fiers qu’on s’abandonne
C’est fou ce qu’on se ressemble
On ne se reverra pas
T’aimes tant te faire du mal
L’amour c’est comme ça
Tout ne tient qu’aux détails

Alors j’écoute du Miles Davis
Et le temps passe
On s’inflige des supplices
Puis on se lasse

 

[…] Envolés les espoirs et nos cœurs défoncés

J’espère que tu vas souffrir
Et que tu vas mal dormir
Pendant ce temps j’vais écrire
Pour demain l’avenir (pour demain l’avenir)
Pour demain l’avenir (pour demain l’avenir)

Partie seule dans la rue
Je cherche mon chemin
Je n’le trouve plus
Il me paraît bien loin
Je t’ai oublié, tu n’me fais plus rien
Et je pars voyager en pensant à demain

 

Et vous, que vous évoque cet iceberg ?

Publicités

6 réflexions sur “Métaphore – un iceberg à la place du coeur

  1. Voici un résumé succinct de tout ce que contient ce blog libre à vous d’en faire l’usage que vous souhaitez de le publier ou non, mais qui illustre si bien l’image de ce coeur iceberg

    Dans ce cœur de glace
    Il n’y a guère d’espace
    Même la chaleur
    Ne fait fondre ce cœur

    Entouré d’une carapace
    Aucun rayon ne passe
    Au travers de cette armure
    N’émane que froidure

    Seule la lumière
    Me met en colère
    Car elle dévoile
    Le mystère de ma toile

    A l’intérieur des épines
    A coups de piques fines
    Je mets dans ma poche
    Celui qui m’approche

    Je me nourris
    Des talents d’autrui
    Je pompe la substance
    De toutes ses essences

    Je les épuise
    Je les utilise
    Je m’entoure d’une cour
    Qui très vite accourt

    Dès que je claque du doigt
    Elle répond à mes desiderata
    Et avec effroi
    Se prosterne devant moi

    Car oui je fais peur
    Je suis un tueur
    Et ils le savent
    Tous ceux qui en bavent

    Quand ils sont presque morts
    J’en redemande encore
    Je cherche du sang frais
    Qui me sert d’engrais

    Une troupe neuve
    A laquelle je m’abreuve
    Je la vampirise
    Jusqu’à ce qu’elle s’épuise

    Et ainsi de suite
    Car ils prennent la fuite
    La seule thérapie
    A mon alchimie

    Mais quand vient La Lumière
    Je ne suis que misère
    Elle fait fondre mon cœur
    Et c’est là que je meurs

    Que reste t il alors ?
    Peut être un peu d’or
    Celui que j’ai puisé
    Chez ceux que j’ai trompés

    Un morceau de pierre
    Dont je suis peu fier
    Et plein d’excuses
    Avec lesquelles je ruse

    Peut être mon savoir
    Et tous mes « faire valoir »
    Qui ne me servent à rien
    Devant ce Rai divin

    En fait je ne suis rien
    Qu’un patchwork de liens
    Qui j’espère me pardonne
    Avant que mon heure ne sonne

    Aimé par 1 personne

    • Bonsoir Doris,

      Avec quelques mois de retard, je viens de lire votre commentaire. Je le trouve vraiment juste, j’ai lu ce poème et en effet il pourrait faire un article à lui seul, vu qu’en ce moment je n’ai pas l’inspiration nécessaire pour écrire un nouvel article 🙂 Je vais y réfléchir. En tout cas, je pense que chacun qui a connu une telle personne, homme ou femme, va se reconnaître dans ces vers tellement poignants de vérité. Même à moi, ça me fait froid dans le dos.

      Merci et bonne journée.

      La lumière effraie les vampires.

      J'aime

      • Bonjour,
        Merci pour la réponse à mon message ! heureuse qu’il vous ait touchée ! si vous n’avez pas d’inspiration en ce moment, peut être simplement êtes vous en train de guérir de cette (ou ces) personne que vous avez si bien discernée du pervers narcissique.
        La lumière effraie les vampires, le titre est accrocheur et tellement vrai, qu’il m’a inspiré ce poème. En parler ça fait du bien et c’est une phase incontournable, car il faut évacuer et l’écriture est une excellente thérapie ! Puis vient la phase de remuer la mmmm…. et ce n’est plus forcément constructif, c’est encore donner de l’importance à cette piètre petite personne. Pouvoir tourner la page, fait preuve que vous avez pris du recul et que ce personnage nocif est loin et ne peut plus vous atteindre. J’espère que vous en êtes là. Dans ce blog vous avez fait le tour de la question et chaque personne concernée pourra y trouver son compte !
        Amicalement, Doris

        Aimé par 1 personne

  2. Merci pour cet article qui me parle tant … Un iceberg bel métaphore pour ce type de personne ! La mienne ? Je l’appelle la pomme d’amour … Belle à l’extérieur et pourri à l’intérieur …
    Il faut croquer un bon nombre de fois pour se rendre compte du goût amer et en même temps insipide de ce type de personne …
    Tellement de courage à tous et tellement de bien à vous lire, je me sens moins seule et moins folle aussi …
    Je prend de la distance, ça fait tellement de bien… Je revis, je me sens moi.
    Elle m’a tellement réduite à néant !
    Ces mots m’ont blessés, ils me font rire maintenant … Jai connu la rage narcissique, je suis restée forte mais j’étais encore « faible » d’après ses dires et meme « je devenais une personne mauvaise » ahahaha quelle belle blague. Mon message est décousu, je le sens mais ce soir j’ai besoin d’écrire 🙂
    Au plaisir de lire et d’échanger.

    Aimé par 1 personne

    • Bonsoir Maud,

      Merci pour votre commentaire, auquel je réponds avec un mois de retard. Non, à mon sens, ce n’est pas décousu car j’ai très bien tout compris, ne vous inquiétez pas 🙂
      Un iceberg ou une pomme d’amour empoisonnée, les deux métaphores s’appliquent très bien. En lisant votre commentaire, j’ai aussi pu reconnaître ma propre expérience :\ comme quoi, ils/elles sont tous/toutes pareil. J’ai entendu aussi bien des fois le mot « fragile » ainsi que « faible », pour me (dis)qualifier, me rabaisser à son niveau. Ça fait mal mais on finit par comprendre qu’ils ne sont que vide, néant, puits sans fond.
      En effet, il vaut mieux s’éloigner de ces personnes toxiques, pn ou autres manipulateurs(trices), car ils ne sont que nuisance, perversité, hypocrisie.

      N’hésitez pas à revenir sur ce blog, même si je ne publie pas trop d’articles en ce moment, par manque d’inspiration.

      La lumière effraie les vampires.

      J'aime

  3. Pingback: Poème – un iceberg à la place du coeur | La lumière effraie les vampires

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s